La police suédoise recherche un drone ayant survolé une centrale nucléaire

La police suédoise a déployé des patrouilles et des hélicoptères à la centrale nucléaire de Forsmark pour rechercher un drone de grande taille vu en train de survoler le site vendredi (14 janvier).

EURACTIV.com
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Ces incidents sont survenus un jour après que l’armée suédoise a commencé à patrouiller dans la principale ville de l’île de Gotland, en mer Baltique, dans un contexte de tensions accrues entre l’OTAN et la Russie. [<a href="https://www.shutterstock.com/es/image-photo/moscow-sep32020-view-on-quadcopter-drone-1935836068" target="_blank" rel="noopener">Shutterstock / Mikhail Leonov</a>]

La police suédoise a déployé des patrouilles et des hélicoptères à la centrale nucléaire de Forsmark pour rechercher un drone de grande taille vu en train de survoler le site vendredi (14 janvier). Jusqu’à présent, ils n’ont pas été en mesure d’identifier l’engin sans pilote.

À 20 h 20 le 14 janvier, un agent de sécurité de la centrale nucléaire de Forsmark a donné l’alerte au sujet d’un drone qui survolait la centrale, avant de disparaître en direction de l’île de Grasö.

« La police continue à essayer de localiser le drone, même avec ses propres (drones), mais sans succès », a déclaré la force de police dans un rapport d’incident sur son site Web. Il n’y avait aucun signe que le drone ait lâché quoi que ce soit dans la zone ou ait atterri, a ajouté la police.

La police a également cité des rapports non confirmés faisant état de l’observation possible de drones à la centrale nucléaire de Ringhals, sur la côte ouest du pays, tandis que plusieurs médias ont fait état de l’observation de tels appareils près des centrales d’Oskarshamn et de Barsebäck.

Ces incidents sont survenus un jour après que l’armée suédoise a commencé à patrouiller dans la principale ville de l’île de Gotland, en mer Baltique, dans un contexte de tensions accrues entre l’OTAN et la Russie, et du déploiement récent de péniches de débarquement russes en mer Baltique.

L’attaché de presse de la centrale de Forsmark, Josef Nylén, n’a pas voulu commenter les systèmes de sécurité mis en place pour empêcher les drones de survoler l’usine.

« Nous n’entrerons pas dans le détail de la façon dont nos installations sont surveillées, mais nous avons pour habitude de toujours faire un rapport aux forces de l’ordre. C’est ensuite à la police de décider des ressources à déployer », a-t-il déclaré à la chaîne de télévision nationale SVT.

La porte-parole de la police, Petra Blomqvist, a pour sa part déclaré : « Il s’agit d’incidents extrêmement graves. Nous enquêtons sur un lien possible, grâce à la coordination nationale, entre les incidents. »

La police suédoise a fait état d’accès non autorisés à des zones protégées, de violations de la loi sur l’aviation et de prises de vue non autorisées de sites protégés dans le cadre des différents incidents. Les forces armées ont été informées des opérations.

Le ministre de la Défense, Peter Hultqvist, n’a pas voulu spéculer sur l’implication éventuelle de drones militaires, mais a déclaré à la SVT que des drones avaient déjà été observés à diverses occasions sur des sites utilisés pour des exercices militaires.

« C’est quelque chose qui arrive de temps en temps. Nous avons également modifié la législation afin que ce type de drone puisse être abattu. C’est maintenant à la police d’enquêter », a-t-il ajouté.