La ministre belge des Affaires étrangères veut promouvoir la paix dans le Caucase du Sud
La ministre belge des Affaires étrangères, Hadja Lahbib, s’est envolée lundi pour une mission de quatre jours dans le Caucase du Sud, où elle s’efforcera notamment de promouvoir la paix entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie.
La ministre belge des Affaires étrangères, Hadja Lahbib, s’est envolée lundi (21 août) pour une mission de quatre jours dans le Caucase du Sud, où elle s’efforcera notamment de promouvoir la paix entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie.
Lundi, la ministre a annoncé sur X (anciennement Twitter) qu’elle se rendrait à Erevan (Arménie), Tbilissi (Géorgie) et Bakou (Azerbaïdjan) pour « promouvoir, au nom de la Belgique et conformément à la position de l’UE, une paix durable dans la région » ainsi que « le renforcement des liens qui nous unissent ».
Selon l’agence de presse Belga, elle devrait rencontrer son homologue arménien Ararat Mirzoyan mardi (22 août) et le ministre azéri des Affaires étrangères Jehyun Bayramov plus tard. Son cabinet n’a pas donné de précisions sur la teneur des échanges.
Les tensions entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie sont vives depuis des années et elles ont atteint leur paroxysme en 2020, lors d’une guerre de six semaines à l’issue de laquelle l’Azerbaïdjan a repris le contrôle de la région enclavée du Haut-Karabakh (Nagorno-Karabakh), où vit une majorité d’Arméniens.
Blocage du corridor de Latchine
Depuis décembre, l’Arménie accuse également l’Azerbaïdjan de provoquer une crise humanitaire en bloquant son accès à la région.
En effet, en avril Bakou a annoncé avoir mis en place un premier point de contrôle à l’entrée du corridor de Latchine (seul axe de liaison entre l’Arménie et la région du Haut-Karabagh).
Elle a ensuite temporairement bloqué l’accès à ce corridor en juillet pour des « raisons sécuritaires », ce qui a conduit le Premier ministre arménien Nikol Pashinyan à mettre en garde contre le risque d’une nouvelle guerre et à accuser Bakou de commettre « génocide » dans la région.
Selon Erevan, plus de 120 000 personnes seraient menacées de famine, tandis que les pénuries d’eau et d’électricité se multiplient.
Les États-Unis et l’Union européenne ont appelé l’Azerbaïdjan à mettre fin à son blocus du Haut-Karabakh, et Hadja Lahbib a déclaré sur X plus tôt ce mois-ci qu’au cours d’un appel avec M. Mirzoyan, elle avait discuté de la situation dans la région, ajoutant qu’il était « urgent de lever le blocus pour des raisons humanitaires ».
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De bonnes relations
La Belgique entretient de bonnes relations avec les deux pays. Elle dispose d’une ambassade à Bakou depuis de nombreuses années et a décidé d’ouvrir une représentation diplomatique à Erevan en mai, que Mme Lahbib inaugurera par ailleurs lors de sa visite.
« Au niveau politique international, et compte tenu des tensions actuelles dans la région du Caucase du Sud et du processus de paix arméno-azerbaïdjanais, il est important pour la Belgique d’avoir non seulement une ambassade à Bakou, mais aussi une ambassade à Erevan », a déclaré Mme Lahbib à la Chambre au début du mois de juillet.
« Sur le plan géopolitique, l’agression russe contre l’Ukraine incite la Belgique à renforcer sa présence dans l’ancien espace soviétique », a-t-elle ajouté.
Le Caucase du Sud est une zone stratégique. Sur le plan énergétique notamment, l’UE ayant récemment renforcé son partenariat stratégique et énergétique avec l’Azerbaïdjan dans le cadre de ses efforts pour s’affranchir du gaz russe et diversifier ses sources d’approvisionnement en gaz.