La Hongrie veut une compensation pour le « diktat de Trianon » de 1920
Les nationalistes dénoncent le « diktat de Trianon » et la perte de territoires en 1920. Un discours de victime à visée électorale. Un article de notre partenaire, Ouest-France.
Les nationalistes dénoncent le « diktat de Trianon » et la perte de territoires en 1920. Un discours de victime à visée électorale. Un article de notre partenaire, Ouest-France.
Tous les 4 juin, des nationalistes hongrois scandent « À bas Trianon ! ». Ils brandissent des affiches montrant une France réduite à peau de chagrin avec l’inscription en français – « Vous ne seriez pas content non plus ! » -, jusque sous les fenêtres de l’ambassade de France, tenue pour responsable de la catastrophe du Trianon.
Le traité signé dans le palais du Grand Trianon à Versailles, le 4 juin 1920, représente un drame national pour les Hongrois. Vaincus avec ses alliés de l’Allemagne et de l’Autriche, le pays a perdu deux tiers de son territoire et la moitié de sa population, au lendemain de la Première Guerre mondiale.

Carte de la région avec les zones concentrant une forte minorité hongroise. | service infographie
Le Fidesz, au pouvoir derrière Viktor Orban depuis 2010, a fait du 4 juin le Jour de l’unité nationale, pour réunir symboliquement la nation séparée. Mais remue aussi le couteau dans la plaie. Ce week-end, János Lázár, le bras droit du Premier ministre, a franchi un cap. Il veut une compensation morale, sinon financière, pour le « diktat de Trianon ». Il a ponctué son discours en exigeant « Justice pour la Hongrie ! », vieux slogan de l’entre-deux-guerres.
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