La Hongrie veut un accord avec Donald Trump avant la prolongation des sanctions contre la Russie
Ce n’est qu’après avoir conclu un accord avec la nouvelle administration américaine que la Hongrie donnera son feu vert à l’extension des sanctions contre la Russie, a fait savoir le ministre hongrois des Affaires européennes, János Bóka, au journal allemand Die Welt.
Ce n’est qu’après avoir conclu un accord avec la nouvelle administration américaine que la Hongrie donnera son feu vert à l’extension des sanctions contre la Russie, a fait savoir le ministre hongrois des Affaires européennes, János Bóka, au journal allemand Die Welt.
« Sans un tel accord, le gouvernement hongrois ne voit aucune raison de prendre de nouvelles décisions en matière de sanctions », a-t-il indiqué.
Les conditions supplémentaires posées par la Hongrie interviennent dans le cadre d’un conflit entre Budapest et Bruxelles sur l’extension des sanctions à l’encontre de la Russie en réponse à sa guerre d’agression en Ukraine.
Bruxelles avait espéré apaiser les réticences hongroises après la promesse de la Commission européenne d’aider à négocier le maintien des flux de gaz russe à travers l’Ukraine.
Mais le ministre des Affaires étrangères hongrois, Péter Szijjártó, avait déjà laissé entendre que toute extension des sanctions dépendrait d’un accord avec la nouvelle administration américaine.
Les relations diplomatiques entre Kiev et Budapest sont tendues depuis que Kiev a interrompu le transit du gaz russe sur son territoire au 1er janvier.
Les appels renouvelés de Donald Trump à s’emparer du Groenland, un pays semi-autonome dépendant du Danemark — auxquels d’autres capitales européennes n’ont pas tardé à répondre — et sa menace, vendredi 31 janvier, d’imposer « sans réserve » des droits de douane sur les marchandises de l’UE, ont encore envenimé les relations.
La nouvelle administration à Washington a déjà tiré le premier coup de feu dans une guerre commerciale nord-américaine imminente. Samedi, le président Donald Trump a invoqué une loi sur les sanctions d’urgence pour imposer des droits de douane punitifs de 25 % sur les importations canadiennes et mexicaines, ainsi que des droits de douane supplémentaires de 10 % sur les produits chinois, selon Reuters.