La Hongrie veut avancer dans les négociations avec la Turquie
En visite à Paris, le premier ministre des Affaires étrangères hongrois a aussi rappelé la promesse d’adhésion à l’espace Schengen fait à la Roumanie et la Bulgarie.
En visite à Paris, le premier ministre des Affaires étrangères hongrois a aussi rappelé la promesse d’adhésion à l’espace Schengen fait à la Roumanie et la Bulgarie.
Un des principaux objectifs de la présidence hongroise est l’entrée dans l’espace Schengen de la Roumanie et de la Bulgarie. C’est « une promesse à nos amis roumains et bulgares », a estimé le ministre des Affaires étrangères hongrois Janos Martonyi, en visite à Paris lundi 10 janvier, devant l’association de journalistes le Club Grande Europe. Mais la présidence doit faire face à l’opposition de la France et de l’Allemagne, qui dans une lettre commune, ont demandé le report de cette adhésion.
« C’est une situation qui nécessite une certaine souplesse, une certaine flexibilité de la présidence », a reconnu le ministre, précisant que la Hongrie n’avait pas de position officielle sur le sujet « pour le moment ». « Il faut parler avec les quatre pays, trouver une solution acceptable pour tous. C’est assez compliqué », a-t-il admis.
Le ministre a expliqué que les critères d’adhésion de la Commission étaient remplis par la Roumanie, mais pas par la Bulgarie et que « ces pays sont ethniquement ensemble ». Sous-entendu : l’un ne rentrera pas sans l’autre dans la zone sans frontières.
La présidence veut également promouvoir le processus d’élargissement de l’UE. « Il faut faire des progrès à l’égard de tous les pays candidats y compris la Turquie », a souligné M. Martonyi. La Hongrie espère pouvoir ouvrir avec Ankara le chapitre 8 des négociations, qui porte sur la concurrence, tout en rappelant qu’il faut résoudre « certains problèmes de nature politique très délicats, sensibles. On y travaille, on continue ces efforts mais je ne peux rien dire », sur l’issue des discussions, a-t-il conclu.