La Grèce promet une « transparence totale » sur une affaire de fraude aux aides agricoles européennes
Le gouvernement grec a promis une « transparence totale » dans une enquête sur des suspicions de fraude dans le versement des subventions agricoles européennes en Grèce.
Le gouvernement grec a promis mardi 27 mai une « transparence totale » dans une enquête sur des suspicions de fraude dans le versement des subventions agricoles européennes en Grèce — une affaire qui avait entraîné le limogeage d’un haut responsable grec.
L’Agence grecque des aides de la politique agricole commune (OPEKEPE) va entrer dans une « nouvelle ère de transparence totale », a déclaré Costas Tsiaras, ministre grec de l’Agriculture qui supervise ce service, à la télévision publique Ert.
Le ministre avait licencié vendredi dernier le chef de l’OPEKEPE, Nikolaos Salatas, après des perquisitions du Parquet européen (EPPO) à Athènes dans les locaux de l’OPEKEPE dans la capitale grecque et sur l’île de Crète (sud).
Ces perquisitions ont été effectuées dans le cadre d’une enquête « sur une fraude présumée concernant des subventions agricoles » distribuées par l’OPEKEPE, a indiqué le parquet européen dans un communiqué.
L’EPPO a déploré « un manque de coopération sincère » de la part des responsables de l’Agence grecque au cours de cette enquête.
« La collecte de preuves numériques au siège de l’OPEKEPE s’est avérée particulièrement difficile et a pris un retard considérable », souligne le parquet.
Selon l’instance, « un nombre important de personnes » avaient obtenu des droits de paiement entre 2019 et 2022, principalement en revendiquant à tort des terres publiques.
« De telles pratiques illégales auraient été organisées de manière systématique avec l’implication de responsables de l’OPEKEPE », peut-on encore lire dans le communiqué.
Le ministre grec de l’Agriculture a confirmé mardi l’enquête menée par le Parquet européen en reconnaissant que « certains agriculteurs et éleveurs auraient reçu illégalement des subventions ».
Il a rappelé que l’Agence « est responsable de la distribution de plus de 3 milliards d’euros par an dont une grande partie à 680 000 personnes ».
Il a également assuré que l’enquête en cours n’affecterait pas le versement des fonds de l’UE aux agriculteurs grecs.