La Grèce absorbe les fonds structurels européens plus vite que la France
Un nouveau rapport montre une accélération de la consommation des fonds régionaux en Grèce. Contrairement à la France, Athènes affiche des performances supérieures à la moyenne européenne.
Un nouveau rapport montre une accélération de la consommation des fonds régionaux en Grèce. Contrairement à la France, Athènes affiche des performances supérieures à la moyenne européenne.
Depuis plus d’un an, les fonctionnaires de la Commission et de diverses administrations nationales sont à pied d’œuvre pour redresser la Grèce. L’action de cette ‘task force’, distincte de celle de la Troïka (UE, FMI, BCE), comprend un volet investissement, qui s’appuie sur les fonds régionaux européens.
Son dernier rapport, rendu public le 17 décembre, donne un aperçu éclairant de la situation du pays. L’absence de cadastre y est toujours criante, mais l’homme malade de l’Europe engrange cependant une victoire sur la consommation des fonds structurels.
« Dans ce contexte de récession sévère, les fonds de la politique de cohésion sont devenus une source précieuse d’investissement », souligne le document.
46,25% des 20,4 milliards d’euros dont dispose le pays sur la période allant de 2007 à 2013 ont d’ores et déjà été versés. La Grèce se situe désormais au-delà de la moyenne européenne (44,97%), et bien au-dessus des résultats français (31%).
Le pays a surtout progressé dans le domaine des infrastructures : l’utilisation du Fonds européen de développement économique régional et du Fonds de cohésion ont joué à plein (routes, ponts…)
Le recours au Fonds social européen, pourtant consacré à l’accompagnement des chômeurs, doit encore être amélioré. 36,8% de l’enveloppe disponible a été consommée, soit 10 points de moins que la moyenne européenne. Même perfectible, le score grec reste meilleur que celui de la France métropolitaine, qui affiche une consommation de 35,62% du FSE selon les dernières données de la Datar.
Sur les 181 projets repérés par la Commission européenne au bénéfice de la Grèce, 7 ont été bouclés, 104 se poursuivent à un rythme normal, 64 ont pris du retard, 5 sont sur la sellette et un 1 a été abandonné. Afin de soulager les autorités grecques exsangues, Bruxelles a décidé de porter la part de la contribution européenne à 95%, diminuant de fait le cofinancement national.