La gauche en bonne voie pour remporter les élections suédoises

À trois semaines des élections législatives en Suède, le premier ministre conservateur Fredrik Reinfeldt et son alliance de centre-droit se dirigent vers une défaite, selon les derniers sondages.

EURACTIV.com
La coalition gouvernementale de centre-droit en Suède, août 2013 (Shutterstock)
La coalition gouvernementale de centre-droit en Suède, août 2013 (Shutterstock)

À trois semaines des élections législatives en Suède, le premier ministre conservateur Fredrik Reinfeldt et son alliance de centre-droit se dirigent vers une défaite, selon les derniers sondages.

Les partis du gouvernement de centre-droit risquent de perdre des plumes lors des prochaines législatives en Suède le 14 septembre. Les trois partis d’opposition (le Parti social-démocrate, le Parti de l’environnement et le Parti de gauche) auraient le soutien 46,2 % des électeurs, selon le sondage d’opinion publié le 23 août par la société de radiodiffusion SVT. Le parti de Fredrik Reinfeldt, le Parti du rassemblement modéré, est quant à lui accrédité de 23,4 % des voix. Toutefois, la majorité actuelle ne remporterait que 37,3 %.

En d’autres termes, Stefan Löfven (57 ans), le leader du Parti social-démocrate depuis 2012, ancien syndicaliste, pourrait devenir le prochain premier ministre. Au cours de la campagne électorale, Stefan Löfven a promis de s’attaquer au chômage, dont le taux a atteint environ 8 % en Suède, un niveau légèrement en deçà de la moyenne de l’UE. Le taux de chômage auprès des jeunes dépasse néanmoins 25 % dans certaines régions de pays scandinave.

Plusieurs thèmes ont été abordés lors de la campagne électorale : une hausse des impôts, une politique migratoire plus libérale et les manières d’améliorer le système d’enseignement.

Les électeurs suédois ne sont pourtant pas mécontents du gouvernement Reinfeldt, au pouvoir depuis 2006. Selon un autre sondage publié le 25 août par la radio suédoise, 48 % de la population estime que le gouvernement a fait du bon travail et 45 % trouve même qu’un nouveau gouvernement ne serait pas capable de faire mieux.

Alors que la question du rôle de la Suède dans l’UE ne fait plus partie du débat, Fredrik Reinfeldt et Birgitta Ohlsson, la ministre de la Démocratie et des Affaires européennes, ont écrit un billet d’opinion dans la revue Dagens Industri. Ils ont lancé un appel en faveur d’une immigration plus forte vers l’UE, un marché unique numérique amélioré et l’arrêt des inégalités homme/femme sur le marché du travail.

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