La France se dit « préoccupée » par les attaques au Kosovo

La France « condamne fermement » les attaques au nord du Kosovo visant des forces de l’ordre de l’UE ce week-end et a dit sa préoccupation face à la tension montante dans le pays.

Euractiv France
Ethnic Serbs set up camp at the roadblock outside of the village of Rudare, Kosovo
Des Serbes établissent un barrage routier à l'extérieur du village de Rudare, au Kosovo, le 11 décembre 2022. EPA-EFE/STR

La France « condamne fermement » les attaques au nord du Kosovo visant des forces de l’ordre de l’UE ce week-end et a dit sa préoccupation face à la tension montante dans le pays, a déclaré la porte-parole du ministère des Affaires étrangères lundi (12 décembre).

La mission EULEX, à savoir les forces de l’ordre de l’UE déployées dans la région au nord du Kosovo, a indiqué avoir été la cible de tirs de grenades. Aucun blessé n’est à déplorer parmi les membres de la mission EULEX.

Par une déclaration de la porte-parole du ministère des Affaires étrangères publiée lundi (12 décembre), la France a fait savoir qu’elle « condamne fermement l’attaque inacceptable » subie par la mission de l’UE « ainsi que tous les actes de violence sur le terrain ».

En effet, comme le rapportait EURACTIV lundi, la tension a monté d’un cran dans le nord du Kosovo après des attaques contre la police locale, le blocage d’axes routiers, des coups de feu et des explosions. Des élections locales ont été reportées et le président serbe a demandé à l’OTAN de pouvoir intervenir dans la région.

Ainsi, la porte-parole du ministère des Affaires étrangères français « appelle vivement les parties à la plus grande retenue et à faire preuve de responsabilité pour faire baisser les tensions ». Les mots employés sont à peu près les mêmes que ceux utilisés par les États-Unis le jour précédent, comme il en ressort des propos cités par le partenaire d’EURACTIV, exit.al.

La France appelle de ses vœux une progression « vers un accord global » entre Serbie et Kosovo, qui doit passer par la médiation européenne en cours. La diplomatie française invite « les deux parties à se réengager dans le dialogue », après avoir déploré, le 21 novembre dernier, « l’absence d’accord entre la Serbie et le Kosovo ».

Par la même occasion, la France appelait à éviter toute escalade des tensions et « exhort[ait] les deux parties, en particulier le Kosovo, à accepter la proposition de compromis formulée par l’Union européenne », ce qui ne s’est donc pas produit par la suite.