La France s’apprête à élire la première femme présidente de l’Assemblée nationale
Lors d’un vote mardi (28 juin), il est attendu que Yaël Braun-Pivet, candidate désignée par le groupe parlementaire majoritaire, soit élue présidente de l’Assemblée nationale. C’est la première fois qu’une femme accèderait à cette fonction.
Lors d’un vote mardi (28 juin), il est attendu que Yaël Braun-Pivet, candidate désignée par le groupe parlementaire majoritaire, soit élue présidente de l’Assemblée nationale. C’est la première fois qu’une femme accèderait à cette fonction.
Mme Braun-Pivet a été choisie par la coalition soutenant Emmanuel Macron et Elisabeth Borne, suite à une élection primaire interne. Elle bat notamment l’ancienne ministre de la Transition Énergétique Barbara Pompili et l’ancien président de la Commission des finances, transfuge du parti Les Républicains vers Ensemble !, Eric Woerth.
Mme Braun-Pivet, brièvement ministre des Outre-Mer après la réélection d’Emmanuel Macron et ancienne présidente de la Commission des lois tout au long de la dernière mandature, remplacerait Richard Ferrand, macroniste de la première heure battu aux législatives.
Dans un Tweet, la candidate s’est dite « honorée de la confiance accordée » par la majorité. Elle quitte de fait sa fonction de ministre des Outre-Mer, qu’elle a occupée pendant un mois.
La nomination de M. Braun-Pivet à la candidature a été accueillie sévèrement chez les élus ultra-marins : « Après le cri de colère exprimé dans les urnes par nos populations, ce gouvernement conserve bel et bien la même attitude brutale, distante voire indifférente à l’égard de nos territoires », a lancé Elie Califer, député de Guadeloupe (étiquette NUPES). Les Outre-Mer ont principalement mis en tête des députés soutenus par la NUPES lors des élections législatives.
Quatrième personnage de l’Etat, le président de l’Assemblée nationale est chargé de la bonne tenue des débats parlementaires et de l’ordre du jour. Il lui échoit aussi « d’ouvrir l’Assemblée nationale aux citoyens et d’assurer son rayonnement dans le monde », selon le site de l’Assemblée.
Si chaque groupe parlementaire a présenté un candidat à la présidence, le groupe présidentiel détient une majorité relative, assez pour faire élire sa candidate. La victoire de Mme Braun-Pivet semble donc jouée d’avance.