La France proposera des mesures anti-spéculation après le vote du Bundestag

La France présentera des propositions pour intensifier la lutte contre les attaques « spéculatives » des marchés dans la zone euro, dès que les législateurs allemands auront voté sur l'élargissement de l'enveloppe et des compétences du fonds de sauvetage de l’Union cette semaine, a déclaré François Fillon, le premier ministre français, mardi (27 septembre).

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La France présentera des propositions pour intensifier la lutte contre les attaques « spéculatives » des marchés dans la zone euro, dès que les législateurs allemands auront voté sur l'élargissement de l'enveloppe et des compétences du fonds de sauvetage de l’Union cette semaine, a déclaré François Fillon, le premier ministre français, mardi (27 septembre).

Les représentants français n'ont pas souhaité faire de vagues avant que leurs partenaires allemands n'aient discuté les détails des nouvelles propositions concernant le Fonds européen de stabilité financière (FESF) en amont du vote de jeudi au Bundestag.

Le parlement allemand doit voter sur un accord conclu le 21 juillet voué à augmenter la capacité du fonds à 440 milliards d'euros, ce qui a déjà provoqué la colère des législateurs allemands, en particulier la coalition au pouvoir de la chancelière, Angela Merkel.

Si son approbation semble probable avec la contribution des partis de l'opposition, Mme Merkel fait fortement pression pour voir passer la loi avec les votes de sa propre coalition, afin d'envoyer un message fort d'unité.

« Dès que ce résultat sera acquis, en espérant que ce sera un résultat positif, nous allons faire des propositions pour amplifier cette lutte contre les attaques spéculatives contre la zone euro », a dit François Fillon lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale.

« Nous avons une obligation morale de défendre l'Europe, parce que c'est notre avenir commun, et pour défendre l'Europe, nous avons l'obligation de renforcer la crédibilité financière de la zone euro », a ajouté le chef du gouvernement, affirmant qu'un projet de loi relatif au budget 2012 de la France, qui doit être présenté mercredi, irait dans ce sens.

Les rumeurs selon lesquelles le fonds de sauvetage de la zone euro pourrait être renforcé via une augmentation de sa capacité a fait remonter les actions après qu'on se soit demandé pendant des semaines si la crise allait enfin pouvoir être contrôlée.

Le premier ministre français n'a pas détaillé les propositions, mais a répété que la France ne soutenait pas l'idée des euro-obligations émises en commun et souscrites par les pays de la zone euro sans davantage de convergence entre les économies française et allemande.

M. Fillon a été quelque peu contredit par Francois Baroin, son ministre des finances, qui a établi qu'il existait des raisons tactiques pour ne pas discuter de l'extension du fonds avant le vote allemand.

Lundi soir, lors d'un dîner à Paris, lorsqu'on lui a demandé s'il fallait augmenter le FESF, M. Baroin a répondu : « Il est hors de question d'avancer aujourd'hui (…) la problématique de l'augmentation du Fonds. N'ouvrons pas la boîte de Pandore sur quelque chose qui peut être un chiffon rouge pour l'Allemagne en général ».

Selon lui, le statut du fonds est voué à évoluer mais il serait prématuré de dire qu'il fonctionnera comme un fonds d'investissement avec effet de levier.

EURACTIV avec Reuters – Article EURACTIV traduit de l'anglais