La France pourrait être en brève récession en 2012
La contraction de l’économie annoncée par l’Insee sur deux trimestres consécutifs soulève des interrogations sur la capacité du pays à réduire son déficit public. Le gouvernement se veut rassurant.
La contraction de l’économie annoncée par l’Insee sur deux trimestres consécutifs soulève des interrogations sur la capacité du pays à réduire son déficit public. Le gouvernement se veut rassurant.
Un scénario compliqué se dessine, à en croire les chiffres annoncés par l’Insee le 15 décembre. Selon les enquêtes de conjoncture réalisées par l’institut de statistiques, la France subirait un recul de son PIB de 0,2% au dernier trimestre 2011, suivi d’une contraction de 0,1% au premier trimestre 2012. Une petite reprise d’activité permettrait de stabiliser le taux de croissance à 0% au printemps…
Ces prévisions altèrent les plans du gouvernement, qui a ajusté le projet de budget 2012 et les mesures d’austérité du 7 novembre à partir d’une hypothèse de croissance de 1% (contre 1,75% précédemment).
Un horizon qui ne semble pas inquiéter François Baroin, ministre de l’Économie : « Si les prévisions de l’Insee se confirment, ça ne changera rien aux objectifs que nous avons fixés pour 2011, nous serons au rendez-vous de la réduction des déficits », a-t-il souligné sur Europe 1, ajoutant qu’un troisième plan de rigueur était exclu. D’ici la fin de l’année, le déficit français est censé s’établir à 5,7% du PIB, pour ensuite se conformer au seuil européen de 3% du PIB en 2013.
Pour l’Insee, les conséquences concrètes du ralentissement économique sur l’emploi seront palpables. Le chômage, qui était de 9,3% en France métropolitaine au troisième trimestre pourrait atteindre 9,6% en juin.
Interrogée sur France Inter ce matin, la patronne du Medef Laurence Parisot a encouragé les pouvoirs publics à favoriser le développement des PME, fortement pourvoyeuses d’emplois selon elle.