La France plaide pour un rapprochement entre la Tunisie et l’UE

Nicolas Sarkozy a affirmé qu’il appuierait l’accès de Tunis à un «statut avancé» auprès de l’Union européenne.

EURACTIV.fr

Nicolas Sarkozy a affirmé qu’il appuierait l’accès de Tunis à un «statut avancé» auprès de l’Union européenne.

Nicolas Sarkozy a profité de la présentation des priorités de la présidence française du G8 et du G20, lundi 24 janvier, pour revenir sur la situation en Tunisie. Quelques jours après la révolte populaire, qui a renversé le président Ben Ali, au pouvoir depuis 23 ans, le président français a indiqué que la France appuierait auprès de l’UE l’accès de la Tunisie à un «statut avancé».

Une manière de montrer le soutien de la France à la révolution en marche et de faire cesser les critiques sur le silence de Paris et les propos de Michèle Alliot-Marie au début du mouvement.

Réservé aux 16 pays concernés par la politique européenne de voisinage, ce statut permet à un État d’avoir des relations très étroites avec l’Union européenne. Outre la facilitation des échanges commerciaux, il rend possible l’organisation de sommets réguliers avec l’UE ou la participations à quelques agences communautaires.

En réalité, les discussions sur le «statut avancé» de la Tunisie sont loin d’être nouvelles. En mars 2010, le pays a même officiellement présenté ses propositions pour y accéder. 

Actuellement, seuls le Maroc et la Jordanie possèdent ce statut particulier, qui est accordé par les États membres de l’UE à l’unanimité.

Les ministres européens des Affaires étangères doivent examiner la situation de la Tunisie, lors d’une réunion prévue à Bruxelles lundi 31 janvier. Une palette d’aides devrait être envisagée. Le soutien à l’organisation d’élections, le renforcement des relations contractuelles ou le gel des avoirs des proches de l’ancien président Ben Ali pourraient faire partie des mesures abordées par les ministres.