La France est décidée à empêcher un nouvel élargissement [FR]

L'UE doit d'abord se donner le "temps de la réflexion" sur la réforme de ses institutions avant de poursuivre son processus d'élargissement, y compris concernant l'adhésion de la Macédoine, a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy.

L’UE doit d’abord se donner le « temps de la réflexion » sur la réforme de ses institutions avant de poursuivre son processus d’élargissement, y compris concernant l’adhésion de la Macédoine, a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy.

Le ministre des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, a déclaré dans une conférence de presse le 13 décembre 2005 que les Européens doivent se donner « le temps de la réflexion » sur un nouvel élargissement de l’UE et son « acceptation par nos opinions publiques ».

Les réformes institutionnelles de l’UE étant au point mort et un accord sur le budget à long terme de l’UE étant toujours incertain, M. Douste-Blazy a posé la question de savoir « si les conditions étaient bien réunies, aujourd’hui, pour octroyer formellement à la Macédoine le statut de candidat ».

Le ministre des Affaires étrangères a déclaré que l’UE doit saisir l’ooportunité offerte par la présidence autrichienne en 2006 pour « poser clairement le débat sur la problématique de l’élargissement et de l’approfondissement » de l’intégration européenne.  » Trouvons des règles du jeux en commun avant de penser à des négociations en vue de l’élargissement, » a-t-il indiqué. 

S’exprimant à Bruxelles au début de cette semaine, M. Douste-Blazy a reconnu les « progrès importants » effectués par Skopje pour obtenir le statut de pays candidat. Il a ajouté que la perspective d’adhésion à l’UE était un facteur puissant de stabilisation pour les Balkans, et que l’avenir de ces pays se trouvait au sein de l’Union européenne. 

La France a rejeté le traité constitutionnel européen lors d’un référendum cette année. La population française craignait notamment que la récente adhésion des dix pays d’Europe centrale et orientale aggrave le dumping social.