La France doit tirer les leçons de la crise grecque, selon Copé

Le président du groupe UMP à l’Assemblée nationale prône l’évolution du modèle économique français vers celui de l’Allemagne et contredit ainsi la ministre de l’Économie Christine Lagarde.

EURACTIV.fr

Le président du groupe UMP à l’Assemblée nationale prône l’évolution du modèle économique français vers celui de l’Allemagne et contredit ainsi la ministre de l’Économie Christine Lagarde.

A l’occasion d’une réunion du Club des 27 (voir contexte), Jean-François Copé a appelé à une « convergence des moteurs de croissance en Europe ». Prenant en exemple le modèle allemand fondé sur l’exportation, le président du groupe UMP à l’Assemblée nationale a critiqué le système français, fondé sur l’importation et la consommation. Il a par ailleurs appelé la France à conquérir de nouveaux marchés.

Cette position va à l’encontre de celle exprimée par la ministre de l’économie, Christine Lagarde. Dans un entretien accordé au Financial Times le 15 mars. Elle avait certes loué les résultats économiques de l’Allemagne mais n’était pas sûre que le modèle allemand soit « viable à long terme et pour l’ensemble du groupe [de la zone euro]. »

Or selon Jean-François Copé la réforme du système français est nécessaire pour améliorer la gouvernance économique européenne, qu’il considère comme « vitale » à la suite de la crise grecque. Elle devra également être accompagnée d’une baisse des déficits, a-t-il poursuivi. La rigueur et les réformes structurelles, telles que les retraites figurent donc parmi ses priorités. A l’instar des autres États membres de l’UE, « la France devra donner des gages » à l’Europe, pour mettre en place une gouvernance économique, a-t-il conclu.