La France demande l’avis des scientifiques sur les risques liés à l’IA pour les enfants
Le gouvernement français entend rassembler des travaux scientifiques sur les effets de l’intelligence artificielle chez les mineurs. L’annonce a été faite mercredi 18 février par la ministre du Numérique, Anne Le Hénanff, en marge d’un sommet mondial consacré à l’IA à New Delhi, en Inde.
« L’IA générative est entrée dans nos vies, et dans celles de nos enfants », a déclaré Anne Le Hénanff lors d’un évènement consacré à la protection des enfants, où elle a également averti que les risques liés à cette technologie devaient être évalués de manière objective.
« Si vous êtes un chercheur travaillant sur les effets de l’intelligence artificielle, je vous invite à partager vos recherches et vos conclusions avec nous », a-t-elle ajouté.
Les contributions des chercheurs éclaireront « les réflexions scientifiques françaises », a expliqué la ministre. Les résultats de cette collecte d’informations devront être présentés lors du sommet du G7 qui aura lieu en France en juin.
Ces derniers mois, les responsables politiques du monde entier ont intensifié le débat sur la manière dont les enfants devraient être protégés dans le monde numérique, même si la plupart des discussions ont porté sur les risques que représentent les réseaux sociaux pour les enfants, de nombreux États membres de l’UE faisant pression pour interdire aux jeunes adolescents d’accéder à ces plateformes.
Lors de son discours sur l’état de l’Union l’année dernière, la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, s’est prononcée en faveur d’une action plus forte pour la protection des enfants en ligne. Elle a également récemment indiqué qu’elle envisageait des restrictions au niveau européen, dans l’attente de l’avis d’un groupe d’experts qui doit rendre son rapport cet été.
De son côté, le président Emmanuel Macron multiplie les prises de position critiques à l’égard des grandes entreprises technologiques, alors que son second mandat est fragilisé par les difficultés rencontrées pour faire adopter les lois budgétaires au sein d’une Assemblée divisée.
Plus tôt ce mois-ci, le président de la République a également annoncé le lancement d’une enquête scientifique distincte sur l’impact des jeux vidéo sur la santé, laissant ouverte la possibilité de futures mesures restrictives.