La France appelée à renforcer sa présence au Comité des régions

En visite en France, la présidente de cette assemblée, Mercedes Bresso, a appelé les élus locaux à s’investir davantage à l’échelle européenne.

EURACTIV.fr
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En visite en France, la présidente de cette assemblée, Mercedes Bresso, a appelé les élus locaux à s’investir davantage à l’échelle européenne.

Les Français doivent peser davantage au Comité des régions. C’est le message qu’est venu faire passer la présidente de cette institution, vendredi 5 novembre, devant le Congrès de l’Association des régions de France (ARF).

A cette occasion, Mercedes Bresso a exhorté les élus français à s’appuyer sur l’échelon européen pour mener leurs combats. Elle a notamment cité la «bataille» entre les Régions et l’État consistant à obtenir un «haut niveau de décentralisation».

«Les présidents de régions français envoient souvent des adjoints ou des vice-présidents», a précisé Mme Bresso à EURACTIV.fr. «Si l’on veut être fort, il faut faire siéger des titulaires», a-t-elle poursuivi.

Pression budgétaire

Elle a également attiré l’attention de son auditoire sur les débats sur l’avenir de la politique européenne de cohésion débats sur l’avenir de la politique européenne de cohésion. «L’objectif 2 [qui prévoir le versement de subventions européennes aux régions les plus riches] est en train de mourir!», a-t-elle lancé. «Je vous invite à être très attentifs à ces négociations.» 

A Bruxelles, la pression budgétaire est si forte que certains demandent en effet la suppression des aides accordées aux régions dont le PIB est supérieur à 75% de la moyenne européenne. C’est le cas de toutes les régions métropolitaines françaises. 

Mercedes Bresso s’est également inquiété du souhait de certains dirigeants européens de supprimer les fonds régionaux aux États membres qui ne respecteraient pas les critères du Pacte de stabilité et de croissance.

Charger la barque

La présidente du Comité des régions a estimé que la modification de l’organisation actuelle de la politique de cohésion entraverait la mise en œuvre de la stratégie Europe 2020. «Il faut une masse suffisante de fonds. Un développement durable inclusif doit se faire avec toutes les régions», a-t-elle ajouté. 

Si la réalisation d’UE 2020 passe nécessairement par les collectivités locales, Mme Bresso a regretté que «les charges croissantes sur les régions ne s’accompagnent pas d’une hausse de leurs ressources». «Les États sont en train de charger notre barque sans la renforcer!», s’est-elle alarmée.