La Finlande s’attend à des progrès « concrets » pour son adhésion à l’OTAN
Les responsables politiques et les analystes finlandais s’attendent à des résultats concrets et positifs de la visite de deux jours du président Sauli Niinistö à Ankara vendredi (17 mars), à laquelle participera également le Premier ministre hongrois Viktor Orbán.
Les responsables politiques et les analystes finlandais s’attendent à des résultats concrets et positifs de la visite de deux jours du président Sauli Niinistö à Ankara vendredi (17 mars), à laquelle participera également le Premier ministre hongrois Viktor Orbán.
La visite de deux jours de M. Niinistö pourrait constituer une avancée pour la Finlande, dont la candidature à l’adhésion est contrariée par la Turquie et la Hongrie depuis plus d’un an. Cependant, la déclaration du président Recep Tayyip Erdoğan mercredi (15 mars) a donné de l’espoir à beaucoup de monde : « nous (la Turquie) rencontrerons le président finlandais et tiendrons la promesse que nous avons faite ».
« Oui, nous avons de bonnes raisons d’espérer une confirmation vendredi que la Turquie achèvera cette ratification », a confié le ministre de la Défense Antti Kaikkonen (centre) au journal Uusi Suomi.
« Les visites au niveau présidentiel ne seraient probablement pas lieu d’être si l’on ne pouvait pas s’attendre à des progrès positifs pour la ratification », a expliqué Henri Vanhane, chercheur à l’Institut finlandais des affaires internationales, au quotidien Helsingin Sanomat jeudi (16 mars).
Toutefois, si la Finlande sort de la réunion avec des nouvelles positives, cela pourrait ne pas être bien perçu par la Suède, qui, depuis mai 2022 et jusqu’à récemment, était le partenaire de la Finlande dans le cadre de cette candidature.
Bien que les chemins soient désormais susceptibles de diverger, la Suède semble avoir pris acte de la situation, le Premier ministre suédois Ulf Kristersson ayant déclaré que l’adhésion de la Finlande à l’OTAN améliorerait la sécurité de son pays.
La Finlande s’est empressée d’éviter toute animosité entre les deux pays voisins. Mercredi, M. Niinistö a déclaré qu’il « continuerait à soutenir l’adhésion de la Suède à l’OTAN » après s’être entretenu avec M. Kristersson.
À Ankara, les dirigeants discuteront de la « situation géopolitique, des relations bilatérales entre la Finlande et la Turquie et de l’adhésion de la Finlande et de la Suède à l’OTAN », a déclaré le bureau de M. Niinistö.