La Finlande adapte les règles de Schengen et ferme ses frontières aux touristes russes
La Finlande a pris la décision jeudi (29 septembre) de restreindre le tourisme et le transit en provenance de Russie, en vertu du Code frontières Schengen. Le pays invoque un risque de menace, alors que sa frontière longe la Russie.
La Finlande a pris la décision jeudi (29 septembre) de restreindre le tourisme et le transit en provenance de Russie, en vertu du Code frontières Schengen. Le pays invoque un risque de menace, alors que sa frontière longe la Russie.
La décision de la Finlande diffère légèrement de celle prise par les pays baltes, qui ont vu chez les touristes russes une menace pour leur sécurité et ont donc fermé leurs frontières tous azimuts.
La Finlande a quant à elle basé ses nouvelles restrictions sur l’article 6 du Code frontières Schengen. Le code en question stipule que l’entrée de ressortissants de pays tiers est possible, sous condition qu’ils ne soient pas considérés comme « une menace pour l’ordre public, la sécurité intérieure, la santé publique ou les relations internationales de l’un des États membres ».
De fait, les pays de l’espace Schengen disposent d’une marge de manœuvre pour la prise de décisions et de politiques nationales en tenant compte de facteurs tels que les relations internationales et la sécurité – et ce dans le respect du Code Schengen.
Les restrictions entrent en vigueur vendredi (30 septembre) et ont pour but de mettre un terme au tourisme et au transit jusqu’à nouvel ordre, bien qu’il existe toutefois des exceptions à la règle.
Les visas peuvent être délivrés aux membres de la famille, aux personnes ayant une relation médecin-patient établie dans un hôpital finlandais et aux personnes disposant d’un permis de séjour valide en Finlande, dans un autre pays de l’espace Schengen ou dans un pays non-Schengen. La possession d’un bien immobilier ne constituera pas un laissez-passer pour l’obtention d’un visa ou l’entrée sur le territoire.
Le gouvernement a également souligné que les visas Schengen ne sont pas une solution pour les personnes ayant besoin d’une protection internationale. S’il est suspecté qu’un demandeur de visa puisse ultérieurement demander l’asile, sa demande de visa lui est refusée. Cela étant, le ministère des Affaires étrangères a informé qu’il « examine » l’introduction d’un visa humanitaire.