La démocratie chrétienne, selon Viktor Orbán

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BUDAPEST

Moins de liberté. L’Université d’art dramatique et de cinématographie de Budapest a vu son recteur, László Upor, son adjoint, ainsi que les directeurs de deux de ses trois instituts démissionner lundi (31 août).

Ceux-ci déplorent « une perte totale » de l’autonomie de l’université. Ainsi, la majorité du pouvoir de décision – y compris les pouvoirs budgétaires, l’administration, l’élection d’un recteur, l’élaboration des cours et la nomination des professeurs – a été transférée à un conseil d’administration nouvellement créé. Il est dirigé par Attila Vidnyánszky, un membre de confiance de Viktor Orbán et également directeur du Théâtre national. (Vlagyiszlav Makszimov, Euractiv.com)

La démocratie chrétienne, selon Viktor Orbán. Le Premier ministre hongrois Viktor Orbán a déclaré au Forum stratégique de Bled en Slovénie que la démocratie hongroise était au même niveau que celles d’Allemagne et d’Italie, notant toutefois qu’elle suivait un modèle chrétien plutôt que libéral.

La scène politique hongroise est marquée par une « bataille pour la souveraineté intellectuelle », a indiqué le Premier ministre hongrois. Son gouvernement lutte pour imposer son approche chrétienne-démocrate et conservatrice de la démocratie contre les opinions libérales, a-t-il ajouté. (Željko Trkanjec, Euractiv Croatie)

BERLIN

Situation difficile pour la présidente des forces de l’ordre à la suite d’une tentative de prise d’assaut du Reichstag. La présidente de la police berlinoise, Barbara Slowik, a été convoquée lundi devant la commission de l’Intérieur de la Chambre des députés du Land de Berlin pour répondre à des questions concernant la manifestation de samedi, lors desquelles des extrémistes de droite ont réussi à prendre d’assaut les marches du bâtiment du Reichstag, où siège le Parlement allemand. Des images vidéo ont montré qu’il ne restait que trois officiers pour garder le bâtiment, une situation dont ont profité les protestataires.

Mme Slowik a déclaré à la commission qu’elle avait « extrêmement honte de ces images » et a promis qu’à l’avenir, « nous protégerions mieux les barrières de sécurité du Reichstag ». (Sarah Lawton, Euractiv Allemagne)

PARIS

8 132 personnes fichées pour radicalisation à caractère terroriste. À deux jours du procès des attentats de Charlie Hebdo et de l’Hyper Cacher, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a assuré lundi (31 août) que « la lutte contre le terrorisme islamiste était une grande priorité du gouvernement ». En déplacement au siège de la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), il a souligné que la menace terroriste « demeurait extrêmement élevée sur le territoire ». Il a précisé que le « risque terroriste d’origine sunnite demeurait la principale menace à laquelle est confrontée » la France. (Anne Damiani, Euractiv France)

BRUXELLES

Tests à l’aéroport de Bruxelles pour les voyageurs en zone rouge. Les personnes qui atterrissent à l’aéroport de Bruxelles et qui reviennent d’une zone rouge pourront se faire tester sur place « à partir de la fin de cette semaine ou du début de la semaine prochaine », indique le Soir.

« Les tests seront analysés dans le laboratoire mobile qui rendra les résultats disponibles quelques heures plus tard », explique l’aéroport de Bruxelles National sur son site internet. D’après le communiqué, le centre sera également disponible pour les passagers en direction de pays qui exigent un test COVID-19 négatif à l’entrée. Une analyse est en cours pour mettre en place le même type de service à l’aéroport de Charleroi, selon la RTBF. (Alexandra Brzozowski, Euractiv.com)

ROME

Protection des enfants. Hier, lors d’une vidéoconférence organisée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), un groupe de 53 pays ont convenu d’échanger des données pour documenter les effets du coronavirus sur les enfants et leurs familles.

Selon une déclaration du ministre italien de la Santé, Roberto Speranza, et de Hans Kluge, directeur Europe auprès de l’OMS, le but de cette nouvelle union est de « partager des informations sur notre approche en la matière et d’élaborer une stratégie commune ».

Il faut veiller à ce que « les meilleures mesures soient prises pour assurer une éducation sûre pour tous ». Il faut veiller à ce que les enfants et les jeunes ne deviennent pas les « victimes cachées de la pandémie ». (Alessandro Follis, Euractiv Italie)

ATHÈNES

« L’enfer social ». Face à une « double crise » des soins de santé et de l’économie, la Grèce devrait traverser un hiver d’« enfer social », a prévenu le leader de l’opposition Alexis Tsipras dans une interview à la chaîne Kontra.

M. Tsipras a vivement critiqué le gouvernement conservateur de Nea Dimokratia, rappelant qu’il disposait des instruments de l’UE pour faire face aux effets du coronavirus et pour soutenir les personnes dans le besoin. Il a évoqué la « clause de sauvegarde » du pacte de croissance et de stabilité, le programme d’assouplissement quantitatif de la BCE et un « coussin monétaire » de 15 milliards d’euros créé lorsqu’il était lui-même Premier ministre de Grèce.

Alexis Tsipras a également souligné que le gouvernement conservateur n’avait pas utilisé ces instruments pour soutenir les classes de la société les plus touchées par la pandémie et les plus vulnérables. Il est urgent d’agir maintenant – « sinon nous nous sombrerons dans un enfer social au fil de l’hiver ». (Sarantis Michalopoulos, Euractiv.com)

MADRID

Le Premier ministre espagnol appelle à « l’unité » pour surmonter la crise sanitaire. Tous les partis d’opposition devraient faire preuve d’« unité » pour aider à surmonter la crise COVID-19, a déclaré lundi le Premier ministre socialiste espagnol Pedro Sánchez.

« Il est temps de conclure des accords » et non de se battre entre nous, a averti le Premier ministre, ajoutant qu’il n’y avait pas de place pour les bisbilles « des partis » et qu’il fallait désormais travailler dur pour parvenir à une reprise économique saine. « Si l’Espagne veut, l’Espagne peut », a-t-il indiqué à un groupe de certaines des plus grandes entreprises espagnoles. Plus vite les partis politiques parviendront à un large consensus, « plus rapide sera la reprise », a souligné M. Sánchez. (Euroefe)

ZAGREB

L’équilibre entre le national et l’européen. La crise COVID-19 « a commencé comme un problème de santé et s’est transformée en une crise touchant tous les aspects de la société », a déclaré le Premier ministre Andrej Plenković au Forum stratégique de Bled, en Slovénie. Dans les mois qui ont suivi le début de la pandémie, il a fallu trouver un équilibre entre les mesures nationales, qui ont montré une fois de plus l’importance du rôle des États, et une réponse européenne et mondiale, a déclaré M. Plenković. (Željko Trkanjec, Euractiv Croatie)