La décision sur la libéralisation des visas pour le Kosovo reportée à la fin 2023

La décision relative à la libéralisation des visas pour le Kosovo, prévue pour le 1er novembre 2023, a été reportée à la fin de cette même année en raison de l’indécision des États membres sur la question.

exit.al
Prague,,Cze.,October,2022:,Flags,Of,The,Presidency,Of,The
La présidence tchèque du Conseil de l’Union européenne a élaboré un projet de décision de libéralisation des visas qui permettrait aux citoyens du Kosovo de se déplacer librement dans le bloc. [Shutterstock/rarrarorro]

La décision relative à la libéralisation des visas pour le Kosovo, prévue pour le 1er novembre 2023, a été reportée à la fin de cette même année en raison de l’indécision des États membres sur la question.

La présidence tchèque du Conseil de l’Union européenne a élaboré un projet de décision de libéralisation des visas qui permettrait aux citoyens du Kosovo de se déplacer librement dans le bloc.

« L’exemption de visa ne s’appliquera qu’à partir de la date d’entrée en vigueur de l’ETIAS [système européen d’information et d’autorisation concernant les voyages], mais dans tous les cas cela se fera au plus tard le 1er décembre 2023 », indique le dernier projet consulté par Radio Free Europe.

Le Kosovo remplit toutes les conditions pour bénéficier d’une exemption de visa depuis 2018, mais il se heurte systématiquement aux réticences de divers États, certains ne reconnaissant pas sa souveraineté.

Plusieurs États membres de l’UE, notamment la France, la Suède, la Belgique, les Pays-Bas et l’Espagne, ont freiné les efforts de la présidence tchèque pour mettre fin à l’obligation de visa européen pour les ressortissants du Kosovo.

Ces États exigeraient des garanties de sécurité supplémentaires si la libéralisation des visas devait être décidée.

Lors d’une réunion du Conseil le 13 octobre, les représentants de la France ont proposé que la libéralisation des visas pour le Kosovo soit liée au fonctionnement de l’ETIAS, un système qui permet la vérification des données des citoyens de pays tiers avant de leur accorder le droit d’entrée.

Le projet actuel sera adopté le 16 novembre, sauf s’il rencontre l’opposition des États membres. S’il n’y a aucune objection, il sera adopté et envoyé aux ambassadeurs de l’UE pour discussion à la fin du mois.

Il sera ensuite soumis à l’approbation du Parlement européen et du Conseil des ministres de l’UE, où il devra recueillir une majorité de 55 % des voix pour être adopté.

Les partisans de la proposition française se sont montrés très discrets sur l’état actuel des discussions. La présidence tchèque, quant à elle, considère qu’il s’agit d’une priorité et espère une résolution rapide de ce dossier : « nous aimerions voir une décision positive au Conseil avant la fin de la présidence tchèque, avec l’approbation d’un calendrier indiquant la date d’entrée en vigueur de l’exemption de visa pour le Kosovo. »