La Croatie est poussée aux réformes devant la porte close de l'UE [FR]

Les députés européens ont pressé la Croatie de faire davantage de progrès pour répondre aux conditions d'adhésion à l'UE tout en lui précisant que sa candidature ne serait pas considérée avant que l'UE ne réforme ses propres institutions.

Les députés européens ont pressé la Croatie de faire davantage de progrès pour répondre aux conditions d’adhésion à l’UE tout en lui précisant que sa candidature ne serait pas considérée avant que l’UE ne réforme ses propres institutions.

La Croatie envisage une complète adhesion à l’UE pour 2009, mais les députés européens ont insisté le 25 avril 2007 sur la nécessité de réformer le cadre institutionnel européen en vigueur (traité de Nice) avant de procéder à tout nouvel élargissement.

Un rapport d’initiative du Parlement sur l’état des progrès croates en vue de l’adhésion a souligné que le pays avait déjà adopté des éléments législatifs essentiels dans les domaines clés de l’administration publique, la gestion des tribunaux et de la politique anti-corruption, tout en lui recommandant de poursuivre les réformes.

Ce rapport, adopté à une forte majorité, presse la Croatie à coopérer pleinement avec le tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie en matière de recherche des criminels de guerre. Il exige également des efforts supplémentaires dans les domaines de la réforme de la justice et de la transition vers l’economie de marché. Il presse enfin les autorités croates de se conformer aux « objectifs de vente des participations minoritaires et majoritaires que l’État détient ».

La Croatie est par ailleurs invitée à appliquer la législation environnementale communautaire et de respecter les accords internationaux comme la Convention d’Århus sur l’accès du public à l’information environnementale. Enfin, elle est engagée à ratifier le protocole de Kyoto visant à la réduction des gaz à effet de serre.