La Cour européenne des droits de l’Homme rejette le recours contre l’annulation du vote en Roumanie
Le 21 janvier, la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) a rejeté l’appel du candidat d’extrême droite Călin Georgescu concernant la décision d’un tribunal roumain d’annuler l’élection présidentielle de 2024. Sa victoire lors du premier tour avait donné lieu à des allégations d'ingérence russe.
Le 21 janvier, la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) a rejeté l’appel du candidat d’extrême droite Călin Georgescu concernant la décision d’un tribunal roumain d’annuler l’élection présidentielle de 2024. Sa victoire lors du premier tour avait donné lieu à des allégations d’ingérence russe.
La plus haute cour de justice européenne a annoncé avoir rejeté, à l’unanimité, la demande de décision urgente de Călin Georgescu, au motif que sa requête ne relevait pas de la compétence de la cour.
Méconnu du grand public jusqu’à l’élection présidentielle de Roumanie, le candidat d’extrême droite Călin Georgescu a soudainement gagné en popularité grâce à TikTok, peu de temps avant le scrutin. Cela a conduit l’Union européenne (UE) à enquêter sur le réseau social chinois.
En parallèle, les conclusions des services secrets roumains ont mis en lumière une opération de manipulation électorale en faveur de Călin Georgescu, menée par « un acteur étatique ». Face à ces révélations, la Cour constitutionnelle roumaine a annulé les résultats du premier tour de l’élection présidentielle.
Ancien admirateur du président russe Vladimir Poutine et critique de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), Călin Georgescu a cependant nié tout lien avec Moscou.
Réprobateur à l’égard de l’annulation du vote, le candidat controversé a affirmé qu’elle avait été effectuée sans preuve et constituait un « coup d’État institutionnalisé ».
Călin Georgescu avait par la suite demandé à la CEDH de prendre une « mesure provisoire », une décision urgente ne pouvant être émise par la Cour qu’à titre exceptionnel, lorsque les requérants courent un risque imminent de préjudice irréparable.
Mardi, la Cour n’a donc pas estimé que cette demande impliquait un tel risque.
Le gouvernement roumain a ordonné la tenue d’une nouvelle élection présidentielle. Le premier tour est prévu pour le 4 mai et, si aucun des candidats n’obtient plus de 50 % des voix, un second tour aura lieu le 18 mai.
Selon un récent sondage d’opinion, le candidat d’extrême droite pro-russe qui se présente en tant qu’indépendant, fait la course en tête.
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[AB/SN]