La contribution économique des femmes encore méconnue en Europe [FR]
75% des nouveaux emplois dans l'UE sont occupés par des femmes, qui représentent également la majorité des diplômés dans chaque pays européen. Pourtant, selon le rapport 2007 sur l'égalité entre les sexes publié par la Commission, leur rémunération est en moyenne 15% inférieure à celle des hommes.
75% des nouveaux emplois dans l’UE sont occupés par des femmes, qui représentent également la majorité des diplômés dans chaque pays européen. Pourtant, selon le rapport 2007 sur l’égalité entre les sexes publié par la Commission, leur rémunération est en moyenne 15% inférieure à celle des hommes.
Selon un rapport indépendant concernant l’écart salarial entre les hommes et les femmes du 7 mars 2007, mené parallèlement au rapport sur l’égalité entre les hommes et les femmes, l’écart salarial s’est encore creusé dans certains pays. Le Royaume-Uni est le plus mauvais élève, le salaire moyen des femmes y étant en moyenne 30% inférieurs à ceux des hommes, alors que certains nouveaux Etats membres comme Malte, la Hongrie et la Pologne montrent un tableau plus satisfaisant, les différences étant comprises entre 10 et 15%.
Toutefois, le taux de chômage des femmes augmente à un rythme bien plus soutenu que celui des hommes. Dans toute l’UE, le taux d’emploi des femmes est de 56,3%, contre 53,6% en 2000. La stratégie de Lisbonne a fixé pour objectif d’atteindre un taux d’emploi des femmes de 60% d’ici 2010.
Un certain degré de saturation ayant été atteint en matière d’emploi des hommes dans certains Etats membres, la création d’emploi s’oriente de plus en plus vers les femmes et au sein de la population féminine, vers les groupes qui affichait les taux les plus bas dans le passé. En témoigne, par exemple, l’augmentation de 30% du taux d’emploi pour les femmes âgées de plus de 55 ans entre 2000 et 2007.
Toutefois, les emplois des femmes sont généralement de moins bonne qualité et moins bien rémunérés que ceux des hommes (malgré le haut niveau de qualification des femmes actives). Les femmes n’occupent qu’environ un tiers des postes d’encadrement (au sens large) et les chercheurs estiment que le taux serait encore plus bas si le terme « encadrement » était défini de façon plus stricte. Les femmes sont plus susceptibles d’occuper des emplois à temps partiel et de rencontrer des problèmes d’équilibre entre leur vie professionnelle et privée; pour exemple, la faible disponibilité de garde d’enfants dans certains Etats membres affecte beaucoup plus les femmes que les hommes.
La Commission a envoyé quelques propositions au Conseil européen au sujet des priorités sur les questions relatives à l’égalité hommes/femmes :
- Traiter la question des écarts sur le marché du travail
- Promouvoir la réconcialition entre la vie privée et professionnelle
- Utiliser des fonds structurels pour résoudre les questions relatives à l’égalité hommes/hommes telles que la promotion de la garde d’enfants et de l’esprit d’entreprise chez les femmes
- Appliquer la législation existante (quatre Etats membres à savoir la Belgique, le Luxembourg, l’Italie et l’Espagne n’ont pas encore appliqué la directive sur l’égalité hommes/femmes de 2002. La Commission souligne cependant que le sujet est plus large et comprend par exemple la formation des juges).
De plus, la Commission attire l’attention sur une communication visant à combler les écarts entre les sexes, attendue pour l’été 2007. Elle engage vivement les Etats membres à intégrer les questions relatives à l’égalité hommes/femmes dans leur politique d’emploi. En d’autres termes, elles ne doivent plus être traitées indépendamment, mais doivent entrer dans la définition d’autres politiques.