La Commission tient tête à JD Vance après son attaque sur la liberté d’expression

La Commission a rejeté l’accusation formulée par le vice-président américain JD Vance lors de la Conférence de Munich sur la sécurité, selon laquelle l’UE entraverait la liberté d’expression.

EURACTIV.com
61st Munich Security Conference
Le vice-président américain JD Vance s’exprime lors de la 61e Conférence de Munich sur la sécurité, le 14 février 2025 à Munich, en Allemagne. [Johannes Simon/Getty Images]

La Commission a rejeté l’accusation formulée par le vice-président américain JD Vance lors de la Conférence de Munich sur la sécurité, selon laquelle l’UE entraverait la liberté d’expression.

Dans un discours qu’il a prononcé vendredi à la Conférence de Munich sur la sécurité, JD Vance a accusé l’Europe de se détourner de ses valeurs fondamentales, affirmant que la Roumanie avait « annulé » ses élections présidentielles sur la base de « preuves fragiles » et de « pressions continentales ».

En décembre 2024, la Roumanie a annulé les résultats du premier tour de son élection présidentielle, craignant que les campagnes de désinformation russes n’interfèrent avec le processus.

À la suite de cette décision, la Commission a ouvert une enquête pour déterminer si TikTok avait pris des mesures suffisantes pour atténuer ces risques.

Ce lundi, lors d’une conférence de presse, un porte-parole de la Commission, Thomas Regnier, a déclaré que les commentaires du vice-président américain étaient « tout simplement faux » et que la Commission ne s’occupait pas des processus électoraux, qui restent une compétence nationale.

Un autre porte-parole de la Commission, Stefan de Keersmaecker, a déclaré que « la liberté d’expression est au cœur du processus d’intégration européenne et de tout ce que nous défendons ».

En vertu du règlement européen sur les services numériques (Digital Services Act, DSA), les plateformes doivent mettre en place des systèmes appropriés pour garantir que les individus ne soient pas la cible de récits spécifiques ou puissent signaler les contenus illégaux afin que les plateformes les suppriment, a précisé Thomas Regnier.

« Rien dans le DSA n’oblige une plateforme à supprimer un type de contenu. »

(AM)