La Commission prévoit plus de croissance et d'emploi [FR]

L'économie européenne se porte mieux que prévu, son taux de croissance pouvant surpasser ceux des Etats-Unis et du Japon cette année, faisant tomber le taux de chômage à un niveau record. La Commission recommandera toutefois aux ministres des finances le 8 mai de continuer à équilibrer leur bugdet.

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L’économie européenne se porte mieux que prévu, son taux de croissance pouvant surpasser ceux des Etats-Unis et du Japon cette année, faisant tomber le taux de chômage à un niveau record. La Commission recommandera toutefois aux ministres des finances le 8 mai de continuer à équilibrer leur bugdet.

D’après les chiffres publiés par la Commission le 7 mai 2007 à l’approche de la réunion des ministres européens des finances, les économies européennes ont affiché de meilleurs résultats que prévu en 2006, avec une croissance de 3%. Ce rétablissement devrait globalement se poursuivre au même rythme en 2007, subissant une légère baisse en 2008 où la croissance devrait se maintenir à 2,7%. 

Ces dernières prévisions économiques ont été révisées à la hausse par rapport à celles de l’automne 2006 grâce à la vigueur de l’investissement et à une consommation privée plus soutenue que prévu, phénomènes renforcés par une forte croissance économique mondiale et une baisse substantielle du chômage en Europe (EURACTIV 06/09/06). 

Ces chiffres indiquent que, pour la première fois en cinq ans, c’est l’économie européenne qui bénéficiera de la plus forte croissance parmi les pays développés, celle des Etats-Unis et du Japon affichant une baisse de 2,2% en 2007.

Cette reprise de la croissance permettra, selon les prévisions de la Commission, de créer 5,5 millions d’emplois en 2007 et 2008, ramenant les taux de chômage à 6,7% en 2008. 

Cependant, le commissaire chargé des affaires économiques et monétaires, Joaquín Almunia, a averti les Etats membres que face au vieillissement de la population, au ralentissement de la croissance américaine et à la menace de la flambée des prix du pétrole, « ils ne pouvaient pas se permettre de refaire les mêmes erreurs qu’au cours du cycle de croissance précédent », utilisant la reprise comme excuse pour éviter le sujet de la stabilisation de leur budget. 

Pointant du doigt les cinq Etats membres n’ayant pas encore respecté leurs engagements de réduire leur déficit structurel à 3% du PIB, à savoir le Portugal, la République tchèque, la Pologne, la Roumanie et la Hongrie, J. Almunia  a déclaré : « Nous devons soutenir la reprise économique en consolidant l’assainissement des finances publiques et en poursuivant le processus de réforme. Nous pourrons alors réduire la dette publique et contribuer à l’augmentation du potentiel de croissance avant que les effets du vieillissement démographique ne se fassent sentir ».