La Commission pousse à l'ouverture des marchés postaux d'ici 2009 [FR]
Le commissaire au marché intérieur, Charlie McCreevy, présentera le 18 octobre 2006 une proposition visant à mettre fin aux monopoles qui subsistent sur le marché européen des services postaux.
Le commissaire au marché intérieur, Charlie McCreevy, présentera le 18 octobre 2006 une proposition visant à mettre fin aux monopoles qui subsistent sur le marché européen des services postaux.
La Commission considère que la libéralisation totale du secteur postal permettrait de proposer un service de meilleure qualité, plus rapide et moins cher aux consommateurs et aux entreprises, mais les syndicats craignent qu’elle entraîne une perte d’emplois. De plus, certains Etats membres restent protecteurs de leurs services publics et sont réticents à les ouvrir à la concurrence du secteur privé et des opérateurs étrangers.
Au Royaume-Uni, où la libéralisation complète est entrée en vigueur début 2006, la distribution du courrier se fait plus rapidement et à des coûts moins élevés. Cependant, certains Etats membres, dont la France, l’Italie, l’Espagne, la Belgique, la Grèce et la Pologne, s’opposent encore à une libéralisation complète du marché. Ils souhaitent plutôt mettre en place certaines mesures de sauvegarde, afin de créer des mécanismes de financement permettant de garantir l’obligation de service universel et d’avoir une longue période de transition.
Les entreprises souhaitant accéder aux marchés postaux fermés en Europe espèrent que le commissaire McCreevy s’opposera à ces pays, mais doutent que la nouvelle directive suffise à mettre fin à la domination des champions nationaux.
La nouvelle proposition de la Commission semble se contenter de supprimer les « domaines réservés » restants (où les Etats membres peuvent limiter l’accès aux opérateurs économiques, comme c’est actuellement le cas pour la distribution de courriers pesant moins de 50 grammes).
Cependant, les nouveaux acteurs risquent encore d’avoir des difficultés à pénétrer sur le marché tant que les anciens opérateurs conservent leur accès exclusif aux réseaux publics de services postaux, qui comprennent les bureaux de poste, les boîtes aux lettres et les postiers.