La Commission fait pression pour un nouvel agenda social [FR]
Hier, la Commission a dévoilé ses plans destinés à compléter l'agenda social actuel et à mieux l'intégrer dans le cadre politique général de l'UE. Il s'agit principalement d'aborder les soins de santé transfrontaliers, d'améliorer les droits des travailleurs et de promouvoir de meilleurs systèmes éducatifs.
Hier, la Commission a dévoilé ses plans destinés à compléter l’agenda social actuel et à mieux l’intégrer dans le cadre politique général de l’UE. Il s’agit principalement d’aborder les soins de santé transfrontaliers, d’améliorer les droits des travailleurs et de promouvoir de meilleurs systèmes éducatifs.
Le nouveau paquet devrait contenir plusieurs législations, notamment une proposition très attendue sur les droits relatifs aux soins de santé transfrontaliers des patients, ainsi que des propositions concernant la lutte contre les pratiques discriminatoires, les questions liées à l’éducation et les droits des travailleurs, a annoncé le commissaire à l’Emploi et aux affaires sociales, Vladimír Špidla, lors d’une conférence à Bruxelles les 6 et 7 mai.
Les soins de santé transfrontaliers
La proposition relative aux soins de santé, destinée à améliorer les conditions des patients recevant un traitement dans d’autres Etats membres, a été reportée depuis décembre dernier. Le but de l’initiative est de faciliter la mobilité des patients et des professionnels de la santé en améliorant l’interopérabilité transfrontalière des dossiers de santé électroniques.
Le Comité d’entreprise européen
La Commission a également proposé une révision de la législation relative au Comité d’entreprise européen dans le cadre du paquet. La loi en vigueur, datant de 1994, permet aux travailleurs de jouir du droit de consultation et d’information sur les décisions de l’entreprise, mais les syndicats ont demandé à ce que le texte soit révisé, les entreprises étant souvent réticentes à le mettre en œuvre.
Le commissaire Špidla a critiqué les partenaires sociaux d’avoir été trop longs à réagir aux propositions de la Commission et de ne pas avoir pleinement profité de la consultation publique, clôturée en avril, afin de proposer leurs propres initiatives.
Bien que M. Špidla continue de privilégier une approche conjointe avec les ONG sociales, il a déclaré que la Commission proposerait seule une directive si les partenaires ne souhaitent pas coopérer.
Mesures de lutte contre la discrimination
L’initiative de la Commission traite également les questions de lutte contre les pratiques discriminatoires, en cherchant des moyens d’aborder l’égalité hommes-femmes en remédiant aux différences de salaires et en facilitant la conciliation entre la vie privée et professionnelle. Les salaires des femmes restent à 15% inférieurs à ceux des hommes, explique M. Špidla.
Moderniser les systèmes d’éducation
Enfin, la Commission a déclaré qu’elle prévoyait également de présenter des initiatives relatives aux qualifications, afin de soutenir les Etats membres dans leurs efforts visant à moderniser leurs systèmes éducatifs pour réduire davantage les taux de chômage, en particulier chez les jeunes. Ces propositions devraient également inclure de nouvelles idées comme le multilinguisme, dans la mesure où les langues constituent une partie importante des compétences requises en Europe.