La Commission européenne suivra de près les réformes des chemins de fer grecs
Selon le ministre d’État grec Giorgos Gerapetritis, la Commission européenne suivra de près la mise en œuvre des réformes portant sur la modernisation et la sécurité des chemins de fer du pays.
Au lendemain du tragique accident ferroviaire qui a tué 57 personnes, la Grèce est contrainte de moderniser et sécuriser son réseau ferroviaire. La Commission européenne devrait suivre de près la mise en œuvre de ces réformes, selon le ministre d’État grec Giorgos Gerapetritis.
La tragédie ferroviaire qui a eu lieu le 28 février et qui a coûté la vie à au moins 57 personnes — principalement des jeunes et des étudiants — a entraîné une vague de manifestations à travers le pays.
De nombreux citoyens et analystes ont souligné la responsabilité du gouvernement dans cette affaire, puisque l’accident a en partie été causé par la vétusté du réseau ferroviaire ainsi que divers problèmes dans le système de signalisation et de sécurité des chemins de fer.
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S’adressant à un groupe de journalistes à Bruxelles, le ministre grec Giorgos Gerapetritis a déclaré que tous les projets de mise à niveau numérique de la sécurité ferroviaire seraient étroitement surveillés par la Commission européenne et devraient être achevés d’ici la fin du mois de septembre 2023 — une échéance que s’est fixé le gouvernement grec lui-même.
M. Gerapetritis a également fait part de ses inquiétudes quant à d’éventuels retards dans la mise en œuvre rapide des projets en raison des prochaines élections, qui seront très probablement organisées en mai, un gouvernement intérimaire devant prendre le relais entre la date de l’annonce et le passage aux urnes.
La modernisation du système de signalisation des trains et le contrôle à distance figurent à l’ordre du jour des réformes grecques depuis 2000. Cependant, en raison de nombreuses lacunes et retards, les réformes n’ont pas été menées à bien.
Les analystes estiment que si ces nouveaux systèmes avaient été mis en place, l’accident ferroviaire aurait pu être évité.
M. Gerapetritis a rencontré mardi (21 mars) la commissaire européenne aux Transports, Adina Vălean, ainsi que la commissaire européenne à la Cohésion et aux Réformes, Elisa Ferreira.
En outre, Athènes coopérera avec la Commission européenne sur les questions du personnel spécialisé dans les chemins de fer, ainsi que sur le recrutement de personnel pour l’agence d’enquête sur les accidents aériens et ferroviaires du pays.
Cette agence n’existait jusqu’à lors pas non plus, bien qu’elle soit obligatoire en vertu d’une directive européenne en la matière.