La Commission européenne renforce sa capacité de réaction aux crises

Face au nombre croissant de situations d'urgence, notamment les catastrophes liées au climat, la Commission européenne cherche à améliorer la coordination et à mettre au point de nouveaux outils pour renforcer les capacités de réaction de l'Union européenne en cas de crise.

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En plus de coordonner les gouvernements nationaux, la Commission se targue d'avoir ses propres services de réponse aux crises. En mai, Euractiv a visité le Centre de coordination de la réaction d'urgence (ERCC) de la Commission à Bruxelles. [Nathan Canas -Euractiv]

Face au nombre croissant de situations d’urgence, notamment les catastrophes liées au climat, la Commission européenne cherche à améliorer la coordination et à mettre au point de nouveaux outils pour renforcer les capacités de réaction de l’Union européenne en cas de crise.

Le 29 mai, la Commission a présenté son évaluation du mécanisme de protection civile de l’Union européenne (MPCUE), un service permettant à un gouvernement national de demander l’aide d’autres gouvernements en cas de catastrophe qu’il ne peut gérer seul.

Ce service a été mis en place en 2001 et est disponible pour les États membres de l’UE et les pays tiers participants, tels que l’Albanie, la Bosnie-et-Herzégovine, l’Islande, la Moldavie, le Monténégro, la Macédoine du Nord, la Norvège, la Serbie, la Turquie et l’Ukraine.

Selon l’Organisation météorologique mondiale (OMM), l’Europe est le continent le plus touché par le changement climatique. Avec la multiplication des catastrophes environnementales, les services de protection civile se retrouveront de plus en plus souvent en première ligne.

Une coordination plus forte

La Commission doit mieux s’organiser en interne, conclut l’évaluation, en affirmant qu’« il est temps […] de développer une approche intégrée de la gestion des crises qui amène tous les services concernés de la Commission à travailler de manière coordonnée ».

Cela lui permettra de mieux soutenir et compléter les gouvernements nationaux, qui restent les premiers responsables de la prévention, de la préparation et de la réponse aux crises.

Dans l’évaluation, la Commission avertit que cette coordination est essentielle pour éviter « les inefficacités et les doubles emplois potentiels » qui compromettraient « la gestion des crises intégrée, résiliente et efficace que les citoyens européens attendent ».

Réagir à un nombre croissant de catastrophes

En plus de coordonner les gouvernements nationaux, la Commission se targue d’avoir ses propres services de réponse aux crises. En mai, Euractiv a visité le Centre de coordination de la réaction d’urgence (ERCC) de la Commission à Bruxelles.

L’ERCC se concentre sur l’amélioration de la coopération entre les États membres dans le domaine de la protection civile, et plus particulièrement sur l’amélioration de la gestion des catastrophes naturelles et d’origine humaine.

Il joue également un rôle opérationnel. Le centre décide de l’activation de la MPCUE et coordonne le déploiement de personnel, d’experts en protection civile et d’équipements.

Plus de 500 activations de la MPCUE ont été lancées au cours de la période 2017-2022, soit cinq fois plus que la moyenne de la décennie précédente.

Rien qu’en 2022, le mécanisme a été activé 106 fois, en réponse aux incendies dans le sud de l’Europe et à la pandémie de Covid-19, ainsi qu’à la guerre en Ukraine et aux inondations au Pakistan.

Nombre et types d’activations de la MPCUE, Commission européenne