La colère monte au sein du secteur hôtelier français

Depuis plusieurs jours, les témoignages d’ouvertures clandestines de restaurants fleurissent sur les réseaux sociaux. Fermés depuis novembre dernier, les restaurants n’ont pourtant plus l’autorisation d’accueillir de clients jusqu’à la mi-février minimum.

Euractiv France
Jean Castex. EPA-EFE/THOMAS COEX / POOL MAXPPP OUT

Depuis plusieurs jours, les témoignages d’ouvertures clandestines de restaurants fleurissent sur les réseaux sociaux. Fermés depuis novembre dernier, les restaurants n’ont pourtant plus l’autorisation d’accueillir de clients jusqu’à la mi-février minimum.

« C’est extrêmement dur pour les restaurateurs, moralement et économiquement », a reconnu le ministre français de l’Économie Bruno Le Maire, lundi matin lors d’une interview pour RTL.

Pour autant, « ça ne justifie en rien de ne pas respecter les règles, qui sont des règles sanitaires ». Le ministre a indiqué que les restaurants qui serviraient des clients à table se verraient privés de fonds de solidarité pour un mois, dans un premier temps, puis de manière définitive en cas de récidive.

Le milieu de la restauration fait partie des secteurs les plus touchés par les différents confinements et couvre-feu.

Un mouvement lancé par un restaurateur du Doubs appelait les gérants à braver à l’interdiction et rouvrir leur établissement lundi 1er février. Très suivi, le groupe Facebook « Mon restaurant ouvre le 1er février » comptait lundi soir plus de 28 000 membres.

Interrogé par France Info ce même jour, le secrétaire général de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie Frédéric Jeanjean a demandé au gouvernement d’entendre ce « cri de détresse » et de « dire clairement les choses ». « Qu’on nous dise qu’on en a pour trois mois, ou pour six mois, pour qu’on ait quand même une visibilité », a martelé le syndicaliste.