La Chine exhorte l’Union européenne à éviter « la confrontation »
Le ministre chinois des Affaires étrangères a mis en garde son homologue européenne contre les risques d’une « confrontation », au moment où Pékin cherche à se présenter comme un contrepoids stable face à Washington.
Le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi a mis en garde son homologue européenne contre les risques d’une « confrontation », selon un communiqué de son ministère publié jeudi 3 juillet, au moment où Pékin cherche à se présenter comme un contrepoids stable face à Washington.
La Chine et l’Union européenne « ne devraient pas être considérées comme des adversaires en raison de leurs différences, ni chercher la confrontation en raison de leurs désaccords », a déclaré mercredi 2 juillet Wang Yi lors d’une rencontre à Bruxelles avec la cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas.
Kaja Kallas avait déclaré mercredi que Pékin devait cesser de menacer la sécurité européenne, citant notamment des cyberattaques, des interférences dans les processus démocratiques et des pratiques commerciales jugées déloyales.
L’Europe est « confrontée à plusieurs défis », a affirmé Wang Yi, dont aucun, « dans le passé, le présent ou le futur », n’a été causé par la Chine.
Wang Yi a de manière générale cherché à présenter Pékin comme un contrepoids à l’administration américaine de Donald Trump, qui a menacé d’imposer des droits de douane généralisés sur les importations européennes.
« La voie empruntée par les États-Unis ne devrait pas être utilisée comme un reflet de la Chine », a-t-il déclaré. « La Chine n’est pas les États-Unis. »
Les deux parties ont également abordé des sujets internationaux tels que l’Ukraine, le conflit israélo-palestinien, et le nucléaire iranien, précise le communiqué du ministère chinois des Affaires étrangères.
Pékin et Bruxelles doivent faire preuve de « respect » mutuel, a déclaré Wang Yi, ajoutant que l’Europe devrait encourager une politique plus « active et pragmatique » envers le géant asiatique.
Wang Yi a également rencontré mercredi la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, ainsi que le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot.
La Chine et l’UE doivent « défendre le multilatéralisme et le libre-échange […] et travailler ensemble pour relever les défis mondiaux tels que le changement climatique », a expliqué Wang Yi à Ursula von der Leyen.
Wang Yi est désormais attendu en Allemagne puis en France, où il rencontrera le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, qui s’est rendu en Chine en mars.
Ces visites interviennent peu avant un sommet UE-Chine qui réunira à Pékin le dirigeant chinois Xi Jinping et plusieurs hauts responsables européens.