La campagne pour un siège unique du Parlement piégeé par les traités communautaires [FR]
Une pétition visant à mettre un terme à le séance plénière mensuelle du Parlement à Strasbourg a recueilli un million de signatures. Cependant, la question ouvrirait une boîte de Pandore sur le plan institutionnel que les pays européens n'ont pas l'intention d'ouvrir pour le moment, a déclaré un important député européen français à EURACTIV.
Une pétition visant à mettre un terme à le séance plénière mensuelle du Parlement à Strasbourg a recueilli un million de signatures. Cependant, la question ouvrirait une boîte de Pandore sur le plan institutionnel que les pays européens n’ont pas l’intention d’ouvrir pour le moment, a déclaré un important député européen français à EURACTIV.
La campagne pour un siège unique du Parlement européen, dont l’objectif est de tenir toutes les séances du Parlement à Bruxelles, a connu un tournant le 20 septembre 2006 lorsqu’elle a atteint le million symbolique de signatures.
La pétition, lancée en mai 2006, a été présentée à la Comsmission le 21 septembre par un groupe de parlementaires emmené par la députée européenne Cecilia Malmström. Elle a déclaré à cette occasion qu’elle espérait que la question serait bientôt traitée dans le cadre des discussions sur le futur cadre institutionnel de l’UE.
« Nous sommes très impatients de présenter à la Commission européenne la toute première initiative citoyenne, » a annoncé Mme Malmström, en référence à une disposition sur la démocratie participative du traité constitutionnel rejeté par les Français et les Hollandais l’année dernière.
« Le fait que les citoyens européens se soient exprimés sur cette question montre la façon dont ils aimeraient que l’Union européenne fonctionne – de manière efficace et transparente, » a-t-elle indiqué.
Selon les signataires de cette pétition, la dispersion des activités du Parlement entre trois lieux de travail – Bruxelles pour les activités quotidiennes, Luxembourg pour l’administration et Strasbourg pour les séances plénières – « a un impact négatif sur l’efficacité en termes de temps et de coûts, ainsi que sur l’image générale de l’Union européenne. »
« Ce gaspillage de l’argent des constribuables détruit l’opinion publique, » estiment les organisateurs de cette campagne, en référence aux « non » français et néerlandais à la constitution.