La Bulgarie renonce provisoirement à demander l’autorisation d’entrer dans la zone euro
Alors que la Bulgarie semblait sur le point de rejoindre la zone euro, Sofia a décidé de ne pas demander l'approbation finale de la Commission et de la Banque centrale européenne (BCE). Une décision qui reflète les divisions de la coalition au pouvoir.
Alors que la Bulgarie semblait sur le point de rejoindre la zone euro, Sofia a décidé de ne pas demander l’approbation de la Commission et de la Banque centrale européenne (BCE). Une décision qui reflète les divisions de la coalition au pouvoir.
La ministre des Finances bulgare, Temenuzhka Petkova (GERB, Parti populaire européen), a annoncé le 23 janvier qu’elle ne demanderait pas à la Commission européenne et à la BCE un rapport de convergence extraordinaire sur l’état de préparation du pays à l’entrée dans la zone euro.
Celle-ci n’a pourtant jamais semblé aussi proche.
La Bulgarie respecte les critères relatifs au chômage et au ratio entre la dette et le PIB. Le seul petit point noir concerne l’inflation, mais des progrès ont été réalisés ces derniers mois.
Lors d’une conférence de presse après une réunion du gouvernement, Temenuzha Petkova a pourtant déclaré qu’elle ne demanderait pas le rapport de la Commission et de la BCE, tant que Sofia ne respecterait pas pleinement le critère de stabilité des prix.
« La Bulgarie ne respecte pas le critère de stabilité des prix de 0,1 point de pourcentage. Il s’agit d’un écart extrêmement faible, mais nous soumettrons une demande de rapport de convergence dès que nous aurons pleinement satisfait à ce critère », a-t-elle annoncé aux journalistes.
L’inflation annuelle moyenne de la Bulgarie pour 2024 est de 2,6 %, selon les données publiées par Eurostat, alors qu’un maximum de 2,5 % est demandé pour rejoindre la zone euro.
Les analystes s’attendaient cependant à ce que le processus avance, et il semblait possible que les deux institutions européennes fassent preuve de souplesse, comme elles l’avaient fait il y a deux ans en acceptant la Croatie dans la zone euro.
La décision de ne pas demander l’approbation finale semble refléter les divisions au sein de la coalition au pouvoir, formée la semaine dernière.
Le GERB de l’ancien Premier ministre Boïko Borissov est favorable a une entrée rapide dans la zone euro, au contraire du Parti socialiste et du mouvement « Il y a un tel peuple » de Slavi Trifonov, membre du groupe des Conservateurs et Réformistes européens.
Ces deux derniers expliquent que la Bulgarie devrait adopter l’euro « quand elle sera prête ».
L’opinion publique bulgare semble divisée sur ce sujet. De nombreux citoyens craignent que les prix ne montent en flèche.
Parallèlement, le gouvernement doit statuer sur des questions encore plus urgentes, comme le budget de l’État. La ministre des Finances a déclaré que le projet de budget était basé sur l’hypothèse d’un déficit de 3 %, afin de répondre aux exigences de la zone euro.
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[LG]