La Bulgarie prépare une opération transfrontalière contre le trafic de migrants

Le ministère de l’Intérieur bulgare, en collaboration avec la Turquie, prépare une opération de grande envergure contre les trafiquants de migrants, a annoncé jeudi le ministre bulgare de l’Intérieur, Ivan Demerdzhiev.

EURACTIV Bulgarie
EU’s Frontex border patrol force is to be expanded to up to 10,000 troops by 2027
La question de la surveillance de la frontière bulgare avec la Turquie a une incidence directe sur l’adhésion du pays à Schengen. [ EPA-EFE/ORESTIS PANAGIOTOU]

Le ministère de l’Intérieur bulgare, en collaboration avec la Turquie, prépare une opération de grande envergure contre les trafiquants de migrants, a annoncé jeudi le ministre bulgare de l’Intérieur, Ivan Demerdzhiev.

La question de la surveillance de la frontière bulgare avec la Turquie a une incidence directe sur l’adhésion du pays à Schengen. En effet, la candidature de la Bulgarie a été bloquée par les Pays-Bas et l’Autriche, puisque le Premier ministre néerlandais Mark Rutte a exigé des preuves que la frontière bulgare était effectivement sûre.

« Les trafiquants opèrent principalement à partir du territoire turc. C’est là que se concentrent les flux financiers servant à cette activité illégale », a déclaré M. Demerdzhiev.

Il y a deux jours, un policier bulgare a été arrêté en Bulgarie pour avoir transporté des migrants dans sa voiture.

« Je suis satisfait de constater que les autres agents n’ont pas hésité à lui passer les menottes, à le placer en détention et à l’inculper au pénal. Ils n’ont pas hésité à le démettre de ses fonctions et à engager une procédure disciplinaire », a déclaré M. Demerdzhiev.

L’Autriche a imposé la mise en œuvre de son plan en cinq points comme condition sine qua non pour son accord à l’élargissement de la zone Schengen. Le renforcement de la protection des frontières extérieures figure parmi ces cinq points.

Le chancelier autrichien Karl Nehammer a déclaré que l’UE devrait aider la Bulgarie à construire une meilleure clôture le long de la frontière avec la Turquie, mais la Commission refuse de payer pour une telle clôture, qui coûterait près de 2 milliards d’euros.