La BEI ne remplacera pas les banques commerciales [FR]

La Banque européenne d’investissement (BEI) accorde peut-être des milliards d’euros de prêts aux petites entreprises, mais elle n’a aucune intention de se comporter comme une banque commerciale, a déclaré dans un entretien avec EURACTIV France le vice-président de la BEI, Philippe de Fontaine Vive.

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La Banque européenne d’investissement (BEI) accorde peut-être des milliards d’euros de prêts aux petites entreprises, mais elle n’a aucune intention de se comporter comme une banque commerciale, a déclaré dans un entretien avec EURACTIV France le vice-président de la BEI, Philippe de Fontaine Vive.

Il a déclaré que bien que toutes les entreprises européennes indépendantes avec moins de 250 employés étaient éligibles pour un prêt de la BEI, la banque restait mal connue dans les pays européens.

Depuis que la crise financière a éclaté, la BEI a ouvert ses financements aux petites et moyennes entreprises dans un effort pour garder les entreprises à flot pendant la crise du crédit (EURACTIV 13/02/09).

Cependant, certains se sont étonnés que ce flux de financement ait été ignoré par certaines banques commerciales avec lesquelles la BEI a un partenariat (EURACTIV 08/07/09)

Un petit millier d’entreprises qui ont bénéficié en un an des prêts de la BEI ne sont qu’une petite fraction des millions de PME qui sont sur le marché européen, a expliqué M. Fontaine Vive.

Avant les réformes présentées par les ministres européens des Finances en septembre 2008, juste au début de la crise, la BEI avait déjà prêté 5 milliards d’euros sur un an aux PME. Ainsi, le groupe BEI finance des PME depuis 1968, et ses gouverneurs – les 27 ministres des Finances de l’UE – en ont fait l’une de leurs priorités en 2005.

Dans le sillage de la crise, la BEI a développé une nouvelle offre de prêt pour canaliser les liquidités supplémentaires vers les PME. En 2008, la BEI a prêté 8,5 milliards dans toute l’Europe avec ce nouvel instrument, et le chiffre s’approche des 11 milliards pour 2009, a expliqué M. Fontaine Vive. L’intégralité du paquet adopté par les ministres des finances se monte à 30 milliards d’ici 2011.

Les prêts de la BEI pour les PME peuvent soutenir tous les types d’investissements ou de dépenses nécessaires pour monter une nouvelle affaire. Ils ne sont pas directement offerts par la BEI mais sont fournis via les banques commerciales européennes. Ces dernières sont responsables de l’évaluation de chaque demande de prêt soumise par une PME, a-t-il expliqué.

Pour la plupart des opérations, il revient entièrement à la banque intermédiaire de décider d’accorder ou de refuser un prêt à la PME. La participation de la BEI sert à améliorer les conditions financières de ces prêts et la banque s’assurera que les PME concernées sont clairement informées de ces dispositions favorables. 

La France, l’Italie et le Royaume-Uni sont les pays les plus intéressés par ces prêts, selon le vice-président de la BEI. Nous cherchons quoi faire en Europe centrale, puisque la crise y a été la plus sévère, a-t-il ajouté. Pour la fin de l’année, la BEI offrira des produits intermédiaires pour les PME à forte croissance, a déclaré M. Fontaine Vive. 

A travers sa filiale, le Fonds européen d’investissement (FEI), la BIE fournira des prêts participatifs pour améliorer la capacité des PME à forte croissance d’accéder au crédit bancaire sans nécessairement devoir ouvrir leur capital ou fournir des sûretés importantes. 

Certaines banques commerciales françaises souhaiteraient partager les risques de ce nouveau produit avec nous, a conclu M. Fontaine Vive. 

Pour lire l’entretien dans son intégralité, en français, 
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