La BCE relève ses taux directeurs

La Banque centrale européenne a annoncé une hausse d’un quart de point de son principal taux directeur.

EURACTIV.fr
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La Banque centrale européenne a annoncé une hausse d’un quart de point de son principal taux directeur.

Soucieuse de juguler l’inflation, la Banque centrale européenne (BCE) a relevé ses taux directeurs pour la deuxième fois de l’année, jeudi 7 juillet, et signalé de nouveaux tours de vis à venir malgré l’intensification de la crise de la dette dans la zone euro.  

Son principal taux directeur est maintenant de 1,5% (+0,25%). Le taux de prêt marginal est quant à lui passé à 2,25% (+0,25%) et celui de rémunération des dépôts des banques à 0,75% (+0,25%).

Encore une hausse à venir ?

« Nous continuerons à suivre très attentivement toutes les évolutions relatives aux risques orientés à la hausse pour la stabilité des prix », a déclaré le directeur de la BCE Jean-Claude Trichet devant la presse.  

Avant ses déclarations, les économistes avaient indiqué que l’utilisation de cette expression par le banquier central serait le signal d’une nouvelle hausse du coût du crédit cette année, sans doute au dernier trimestre.

Juguler l’inflation

Le taux d’inflation dans la zone euro est resté stable, à 2,7% en juin sur un an, soit un peu moins que prévu. Pourtant, la BCE s’était donnée l’objectif de limiter la hausse des prix légèrement au-dessous de 2%.

Selon Jean-Claude Trichet, la politique monétaire de la BCE reste accommodante même après le tour de vis de jeudi.  

Soutenir Lisbonne

Le relèvement des trois taux directeurs était attendu : la BCE avait récemment réaffirmé qu’elle était en mode « grande vigilance », expression standardisée traditionnellement utilisée pour signaler une hausse des taux d’intérêt.  

La BCE a aussi tendu la main au Portugal, malmené par les agences de notation – Moody’s a relégué la dette du pays en catégorie spéculative – en s’engageant à continuer à fournir de la liquidité à ce pays.  

Mais ces déclarations n’ont en rien rassuré les marchés. Dans la soirée du 7 juillet, les taux d’obligations d’État ont atteint des records historiques pour l’Irlande et l’Italie, selon l’AFP