La bataille fait rage autour de la climatisation automobile [FR]

Le secteur automobile européen se préparant à prendre une décision-clé sur le fluide réfrigérant à choisir pour remplacer le gaz-F (fluoré) qui constitue une menace pour le climat, les entreprises s'affrontent pour obtenir le soutien des constructeurs sur leurs technologies rivales en matière de climatisation.

Le secteur automobile européen se préparant à prendre une décision-clé sur le fluide réfrigérant à choisir pour remplacer le gaz-F (fluoré) qui constitue une menace pour le climat, les entreprises s’affrontent pour obtenir le soutien des constructeurs sur leurs technologies rivales en matière de climatisation.

Une bataille féroce divise les fabricants concurrents de fluide réfrigérant destiné aux systèmes de climatisation des véhicules. Les constructeurs européens envisagent en effet de choisir un réfrigérant unique pour remplacer le HFC 134a, un gaz fluoré qui devrait être progressivement interdit à partir de 2011 en raison de son fort potentiel de réchauffement planétaire.

Un groupe de travail au sein de l’ACEA, l’Association des constructeurs européens d’automobiles, élabore actuellement une position commune sur la question, qui devrait être par la suite adoptée par l’ensemble du secteur. La porte-parole de l’ACEA, Sigrid de Vries, a indiqué : « Le groupe de travail a l’intention de prendre une décision fin septembre 2007 ». 

Bien que la décision du groupe ne soit pas contraignante, Sigrid de Vries a déclaré qu’il y avait « un intérêt évident » de la part de tous les constructeurs à adopter une position commune sur la question. De plus, étant donné le poids du marché européen, il est probable que la nouvelle norme soit appliquée au niveau mondial.

Elle a ajouté : « Ils examinent actuellement le CO2 et un certain nombre d’autres gaz », en ajoutant que parmi les critères, figureront la performance environnementale et la facilité d’adaptation du nouveau système avec le système en place.

Selon l’Alliance pour les solutions Co2, un groupe d’ONG écologistes et d’entreprises soutenant l’utilisation du CO2 dans les systèmes de climatisation des véhicules, un marché mondial, dont la valeur atteindra les 14,5 milliards de dollars cette année, est en jeu.