La bataille des têtes de liste du PPE pour les européennes débute
Le Parti populaire européen (PPE) a officiellement ouvert le 13 février les candidatures pour sa tête de liste aux élections européennes. À trois semaines du congrès électoral du parti, les candidats déclarés ou pressentis restent nombreux.
Le Parti populaire européen (PPE) a officiellement ouvert le 13 février les candidatures pour sa tête de liste aux élections européennes. À trois semaines du congrès électoral du parti, les candidats déclarés ou pressentis restent nombreux.
Dernier parti sans candidat officiel pour les élections européenne, le PPE, première famille politique en Europe, voit l’heure du choix s’approcher à grands pas.
Le parti de centre-droit tiendra son « congrès électoral » les 6 et 7 mars prochains à Dublin. Un évènement au cours duquel le PPE doit élire sa tête de liste pour les élections européennes de mai 2014, qui sera candidat pour prendre la succession de José Manuel Barroso, président de la Commission.
À cette occasion, les délégations du parti (les représentations des partis membres nationaux) adopteront également un programme commun ou « manifeste » qui sera utilisé pendant la campagne européenne.
La soumission des candidatures a été ouverte officiellement le 13 février dernier. Les candidats doivent recevoir le soutien de leur parti national mais aussi de deux autres partis membres de la famille politique du PPE. La campagne d’appel à candidatures prendra fin le 5 mars, un jour avant la tenue du congrès.
Trois candidats potentiels
Le président actuel du PPE, l’Alsacien Joseph Daul, a révélé à EURACTIV République tchèque les noms des trois candidats potentiels : l’ancien premier ministre du Luxembourg, Jean-Claude Junker, le commissaire français au marché intérieur, Michel Barnier, et le premier ministre letton, Valdis Dombrovskis.
La chancelière allemande, Angela Merkel, a apporté son soutien à Jean-Claude Junker la semaine dernière. « Ce n’est un secret pour personne que j’ai une grande sympathie à Jean-Claude Junker, » a-t-elle déclaré récemment lors d’une conférence de presse.
Le premier ministre finlandais, Jyrki Katainen était également cité parmi les candidats potentiels, mais l’un de ses assistants les plus proches a indiqué à EURACTIV ce mois-ci qu’il ne déposerait pas sa candidature.
Autre défection, Enda Kenny, dont le parti irlandais Fine Gael accueille le congrès électoral, a démenti les rumeurs selon lesquelles il démissionnerait de son poste de premier ministre pour se lancer dans la course à l’exécutif européen.
D’autres noms du PPE circulent en vue de pourvoir aux futures hautes fonctions de l’UE, tels que Christine Lagarde et Dalia Grybauskait?. Mais jusqu’à aujourd’hui, les deux intéressées n’ont pas manifesté leur intentions de prendre les rênes de la campagne.
La tête de liste du PPE sera-t-elle présidente de la Commission ?
Le PPE est la dernière grande famille politique à choisir son candidat pour les élections européennes.
Martin Schulz, le président actuel du Parlement européen, représentera la tête de liste du parti socialiste. Les Verts européens se sont exprimés en faveur de deux eurodéputés, le Français José Bové et l’Allemande Ska Keller, lors de primaires organisées en ligne. Le Belge Guy Verhofstadt, président de parti libéral de l’ADLE, fera pour sa part campagne au nom des libéraux.
Le parti qui raflera le plus de sièges lors des élections européennes de mai verra son candidat au centre des attentions pour le poste de la présidence à la Commission.
Le PPE est la plus grande famille politique en Europe et occupe actuellement la présidence à la fois de la Commission européenne et du Conseil européen, ainsi que 13 postes au sein du collège de la Commission.
Les sondages laissent penser que le PPE restera le plus grand parti au sein du Parlement européen. Par conséquent, le candidat qui sera choisi lors du congrès de Dublin fera figure de favori pour prendre le relais de la présidence de la Commission européenne.
Cependant, certains spécialistes de l’UE, y compris certaines figures de proue au sein du PPE, telles que la chancelière allemande, Angela Merkel, ou encore le président du Conseil, Herman Van Rompuy, sont dubitatifs quant à l’initiative prise par les partis.
>> Pour plus d’informations, consultez notre LinksDossier : Hautes fonctions européennes : à qui le tour ?