La baisse du budget de la politique de cohésion «ne choque pas» Bruno Le Maire
Le ministre de l’Aménagement du territoire a confirmé que la diminution de l’enveloppe consacrée à la future politique régionale n’avait rien d’absurde.
Le ministre de l’Aménagement du territoire a confirmé que la diminution de l’enveloppe consacrée à la future politique régionale n’avait rien d’absurde.
Auditionné à l’Assemblée nationale, mardi 8 mars, Bruno Le Maire a enfoncé le clou. Devant les députés de la commission du Développement durable, le ministre de l’Aménagement du territoire a affirmé que la baisse des crédits européens dédiés à la politique de cohésion était logique.
«Il n’est pas absurde d’imaginer que les fonds de la politique de cohésion puissent tendanciellement baisser», a-t-il déclaré. «Ca ne me choque pas que les fonds de cohésion puissent structurellement baisser année après année», a-t-il poursuivi.
Il a comparé la politique régionale à la politique agricole commune (PAC), dont il est également chargé. «Nous avons aujourd’hui un objectif prioritaire stratégique : maintenir le budget de la PAC à l’euro près», a-t-il précisé. Bruno Le Maire a affirmé qu’il était «cohérent» de «mettre les deux fonds sous la gestion du même ministre».
Régions intermédiaires
Le locataire de la rue de Varenne a ainsi confirmé l’orientation de la France pour la négociation du budget européen 2014-2020. Dans un rapport envoyé à Bruxelles, en février, Paris évoquait «l’objectif prioritaire d’une baisse de la part du budget européen dédié à la politique de cohésion». Une phrase qui a déclenché la colère du PS, mais aussi des associations d’élus locaux.
Au cours de son audition, Bruno Le Maire a également été interrogé sur la création d’une catégorie de régions intermédiaires, dont le PIB serait compris entre 75% et 90% de la moyenne européenne. Ce nouveau classement, proposé par la Commission européenne, pourrait concerner entre sept et huit régions françaises. «Cela pourrait être intéressant», a estimé Bruno Le Maire. «Nous avons tout intérêt à rester ouverts à cette proposition du commissaire [en charge de la Politique régionale] Hahn», a affirmé M. Le Maire. Un soutien plutôt timide.