L’UKIP propose « une bière avec Nigel » Farage pour lever des fonds

Le Parti pour l'indépendance du Royaume-Uni propose un jeu-concours à ceux qui le financent. À l'approche des législatives de 2015, les gagnants auront l'occasion de boire une bière avec Nigel Farage, le leader du parti.

EURACTIV.com
Nigel Farage et les eurodéputés de l’UKIP au Old Hack pub à Bruxelles. Juin 2014. [James Crisp]
Nigel Farage et les eurodéputés de l'UKIP au Old Hack pub à Bruxelles. Juin 2014. [James Crisp]

Le Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni propose un jeu-concours à ceux qui le financent. À l’approche des législatives de 2015, les gagnants auront l’occasion de boire une bière avec Nigel Farage, le leader du parti.

L’UKIP compte rester sur sa lancée après les élections européennes. Il a obtenu un grand nombre de représentants britanniques au Parlement européen et compte confirmer cette victoire pour les élections législatives de 2015. Elles pourraient avoir des répercussions importantes sur les relations entre le Royaume-Uni et l’UE.

Nigel Farage a fixé sa stratégie électorale, au programme : réductions d’impôts, renforcement des contrôles sur les allocations sociales et sur l’immigration.

Le parti compte profiter de l’image de Nigel Farage d’amateur de bière proche du peuple pour collecter des fonds de manière originale. Pour participer au concours, la contribution minimale s’élève à 10 livres (12,5 euros), mais tout autre montant peut être envoyé.

Les trois gagnants se feront rembourser leur trajet vers Doncaster, où le parti tiendra sa conférence. La ville du comté du Yorkshire du Sud a subi fortement le déclin de l’industrie minière britannique. Le parti de Nigel Farage y avait remporté des élections partielles au niveau local cette année.

Cette collecte de fonds n’est pas le seul moyen de contribuer au parti eurosceptique. Les sympathisants de l’UKIP peuvent par exemple acheter des vêtements, des fournitures de bureau, des cartes de Noël, des calendriers, des draps de l’Union Jack et des étiquettes en référence au UKIP.Par exemple, les cravates et les écharpes pour dame aux couleurs de l’UKIP coûtent entre 3,75 euros et 37,50 euros.

La campagne s’accélère

Lors de sa campagne, le parti de Nigel Farage promet de réduire les impôts. Toute personne qui reçoit le salaire minimum ou moins ne devra pas payer d’impôt sur le revenu. Ensuite, l’impôt s’élèverait à maximum 40p (0,5 euro) pour les personnes dont le salaire est de 45 000 livres (plus de 56 000 euros).

Dans son manifeste, l’UKIP prévoit de réduire fortement les budgets dans différents portefeuilles, dont l’aide à l’étranger. Il prévoit d’abolir la loi sur changement climatique (Climate Change Act), un document visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Les allocations familiales ne seront reversées qu’à maximum deux enfants par famille. Les immigrants arrivant en Grande-Bretagne ne pourront recevoir des aides sociales qu’après avoir payé des impôts et l’assurance nationale pendant cinq ans.

Nigel Farage a également dévoilé son équipe pour les élections législatives. L’UKIP présentera de nombreux eurodéputés, élus lors de la victoire éclatante aux européennes de mai.

Le parti eurosceptique a remporté 24 sièges, arrivant ainsi en première position. Tout candidat qui obtient un siège au Parlement britannique, Westminster, devra laisser sa place à Bruxelles.Le siège vacant ira au prochain candidat sur la liste de l’UKIP sans devoir organiser d’élection partielle.

>> Lire : Les eurosceptiques arrivent en force au Parlement européen

Les élections législatives de 2015 seront déterminantes pour la tenue ou non d’un référendum sur le maintien dans l’Union européenne.

Le premier ministre conservateur, David Cameron, s’est engagé à organiser ce référendum en 2017 s’il est élu.

L’UKIP, qui milite pour la sortie de la Grande-Bretagne de l’UE, espère obtenir entre deux et trois députés, mais les poids lourds du parti aspirent à six ou huit députés.

Le Parti travailliste n’organisera probablement pas un référendum et espérera que l’UKIP pourra grappiller des sièges des Tories