L’UE se penche sur des objectifs contraignants d’économie d’énergie [FR]
Les ministres européens de l’Energie se sont rencontrés hier (23 juillet) pour discuter des moyens d’atteindre les objectifs européens d’économie d’énergie ; le commissaire à l’Energie Andris Piebalgs a suggéré que la Commission pourrait bientôt proposer un objectif contraignant de 20 %.
Les ministres européens de l’Energie se sont rencontrés hier (23 juillet) pour discuter des moyens d’atteindre les objectifs européens d’économie d’énergie ; le commissaire à l’Energie Andris Piebalgs a suggéré que la Commission pourrait bientôt proposer un objectif contraignant de 20 %.
La rencontre informelle d’hier en Suède a été dominée par le nouveau Plan d’action pour l’efficacité énergétique, que l’exécutif européen espère pouvoir présenter fin novembre.
Les ministres se sont d’abord concentrés sur les moyens de réaliser des économies d’énergie, soulignant l’importance des bâtiments ; le but final est de parvenir à un accord sur la révision de la Directive sur les performances énergétiques des bâtiments avant la fin de l’année (EURACTIV 25/06/09).
De plus, les décideurs politiques ont échangé leurs opinions sur l’objectif de rendre l’UE plus efficiente énergétiquement de 20 % d’ici 2020. Cet objectif est tout au plus indicatif, contrairement aux objectifs juridiquement contraignants de réduire les émissions de 20 % et de tirer 20 % de l’énergie de sources de production renouvelables à l’horizon 2020.
La ministre suédoise de l’Energie Maud Olofsson a souligné que tous les ministres s’étaient engagés pour cet objectif, mais elle a précisé qu’il n’existait pas de consensus sur le fait de le rendre contraignant. Les Etats membres s’inquiètent davantage de définir des instruments permettant la réalisation des économies, a-t-elle ajouté, puisqu’un objectif contraignant poserait question sur la façon de mesurer des améliorations énergétiques et de la suite à leur donner.
Mais le commissaire à l’Energie M. Piebalgs a déclaré qu’il ne s’agissait que de trouver un moyen plus intelligent de le présenter.
Je crois que le temps est venu ; le climat politique est parfait pour envisager cette option, a déclaré M. Piebalgs.
Décision attendue sur l’agence des régulateurs de l’énergie
Les ministres ont aussi enregistré des progrès sur la mise en oeuvre de l’agenda européen de la libéralisation du marché de l’énergie, en se mettant d’accord sur la date à laquelle désigner le siège de la future Agence de coopération des régulateurs de l’énergie en décembre. L’agence a vu le jour avec le troisième paquet pour le marché intérieur, adopté le mois dernier (voir LinksDossier EURACTIV).
La décision est en attente depuis que la Roumanie, la Slovénie et la Slovaquie ont commencé à faire campagne pour abriter l’agence, plus tôt cet été (EURACTIV 03/06/09). Les 27 Etats membres ont reconnu la candidature des trois pays.
Voilà un message clair envoyé à la Commission : l’agence sera située dans l’un de ces trois pays, a affirmé la ministre Maud Olofsson.
Le commissaire Andris Piebalgs a salué la décision, affirmant que l’exécutif européen pourrait maintenant aller de l’avant avec les préparations nécessaires à la mise en œuvre du troisième paquet.
La future agence vise à améliorer la coopération transfrontalière réglementaire pour la transmission de gaz et d’électricité. La Commission est prête à trouver une décision sur sa situation géographique puisque l’agence est censée être totalement opérationnelle en mars 2011, ce qui laisse peu de temps pour la préparation.