L’UE salue le changement de position des États-Unis sur le climat

Objectifs en matière d’énergies renouvelables, nomination de personnalités soucieuses de la lutte contre le changement climatique...Les signes de revirements de la position américaine sur le climat ont été salués à Tokyo, vendredi 13 février, lors de discussions informelles entre les représentants de 22 nations en préparation du sommet de Copenhague, fin 2009.

Objectifs en matière d’énergies renouvelables, nomination de personnalités soucieuses de la lutte contre le changement climatique…Les signes de revirements de la position américaine sur le climat ont été salués à Tokyo, vendredi 13 février, lors de discussions informelles entre les représentants de 22 nations en préparation du sommet de Copenhague, fin 2009.

« Je vous assure qu’il y a un changement profond dans le ton de la nouvelle administration américaine », a affirmé, lors d’une conférence de presse, le principal négociateur de l’UE sur le changement climatique, Artur Runge-Metzger. « Je me réjouis de percevoir une volonté [des Américains] de s’impliquer dans la question du changement climatique et d’agir », a-t-il ajouté. Selon lui, la « meilleure preuve » de cette volonté réside dans le fait que  « la plupart des postes de responsabilité sur le climat ont déjà été pourvus dans l’administration Obama ».

Le président américain a, en effet, nommé Steven Chu, prix Nobel de sciences physiques en 1997 et spécialiste des sources d’énergies renouvelables et des pratiques relatives au principe de la neutralité carbone au poste de secrétaire d’État à l’énergie. L’ancienne directrice du service de protection de l’environnement du New Jersey Lisa Jackson, a quant à elle été nommée au poste d’administratrice de l’Agence de la protection de l’environnement des États-Unis.

Yvo de Boer, le plus haut responsable du climat aux Nations unies, a, lui aussi, célébré cette volonté de changement. Selon lui, c’est « le jour et la nuit » entre la position de Bush et celle d’Obama dans les négociations internationales sur le changement climatique. « Si vous regardez son plan de relance économique, vous y verrez de nombreux objectifs importants en termes d’énergies renouvelables. Et M. Obama a permis aux différents États de son pays de s’engager dans des programmes de marché au carbone », a-t-il souligné. Obama a en effet fixé un objectif de 10% d’énergies renouvelables en 2012 et 25% en 2025.

Damien Demailly, chargé de mission climat au WWF, parle, lui, de « soulagement » par rapport aux positions de l’administration précédente. Obama souhaite, à la fois, « revenir dans la ligne de l’ONU et atteindre des objectifs de réductions de gaz à effet de serre ». Même s’il juge ces objectifs « insuffisants » (il s’agit de revenir au niveau de 1990 en 2020, soit une réduction de 15% par rapport aux émissions actuelles), et pense que les États-Unis doivent être « plus ambitieux », il constate que la nouvelle attitude américaine est un « bon départ ». Mais regrette, cependant, l’absence de proposition américaine pour « aider les pays en développement à réduire leurs émissions ».