L’UE répond à l’appel d’Obama au pouvoir de persuasion en Afghanistan [FR]

Les ministres des Affaires étrangères de l’UE devraient envoyer un signal politique pour satisfaire la nouvelle administration américaine en s’engageant plus et mieux dans les programmes civils et de reconstruction nationale en Afghanistan, ont déclaré des diplomates à EURACTIV.

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Les ministres des Affaires étrangères de l’UE devraient envoyer un signal politique pour satisfaire la nouvelle administration américaine en s’engageant plus et mieux dans les programmes civils et de reconstruction nationale en Afghanistan, ont déclaré des diplomates à EURACTIV.

L’Afghanistan figurera parmi les priorités de l’agenda du Conseil Relations extérieures d’aujourd’hui (23 février). Il s’agit de la première discussion au niveau des chefs de la diplomatie sur la situation dans le pays depuis l’entrée en fonction du nouveau président américain, ont relevé des sources diplomatiques. Elle aura lieu dans un contexte que Barack Obama lui-même qualifie de « situation qui se détériore ». 

Nous souhaitons entamer un processus conduisant à la réaffirmation de l’engagement de l’UE, a déclaré un diplomate, observant que la valeur de l’UE résidait dans son pouvoir de persuasion. Il a en outre désigné le soutien aux élections nationales du mois d’août et l’intensification de la mission européenne de police en Afghanistan comme étant les principaux projets examinés.  

L’UE a lancé l’EUPOL Afghanistan en juin 2007, mais une décision de porter son contingent actuel de 200 à 400 personnes n’a pas encore été appliquée. 

Quant aux élections présidentielles afghanes, devant avoir lieu le 20 août, l’UE participe largement au financement de ces efforts, dont le coût est estimé à environ 200 millions de dollars, a indiqué une source. Il s’agira de la seconde élection présidentielle dans le pays depuis que l’attaque conduite par les Etats-Unis a évincé le régime Taliban en 2001.  

Reste à savoir quelles seront les différentes forces politiques en lice dans ces élections. Bien que l’actuel président Hamid Karzaï soit en conflit avec la communauté occidentale, il est considéré comme étant le candidat favori. 

Interrogé à propos de l’éventuelle confusion qui régnerait si les efforts bien intentionnés de l’Ouest en faveur d’élections démocratiques débouchent sur l’élection d’un candidat taliban, le diplomate a évité de donner une réponse directe, soulignant l’importance d’assurer des conditions justes pour un vote démocratique. 

Le problème afghan restera en tête de l’agenda de toutes les réunions européennes de haut niveau jusqu’en août, ont confirmé différentes sources.