L’UE renforce son aide financière à la Tunisie
En visite à Tunis, le 31 mars, des représentants de la Commission européenne ont promis une aide financière et structurelle de l’UE.
En visite à Tunis, le 31 mars, des représentants de la Commission européenne ont promis une aide financière et structurelle de l’UE.
« L’Union européenne aidera la Tunisie dans sa transition démocratique », avait déclaré le 27 janvier, la Haute représentante de la politique extérieure de l’Union européenne Catherine Ashton.
Trois mois après, deux commissaires européens se sont rendus sur place pour renouveler ce message et apporter des garanties concrètes sur la qualité de l’aide européenne.
160 millions d’euros
Les commissaires européens Cécilia Malmström (Affaires intérieures) et Stefan Füle (Elargissement) ont promis une avance sur le budget de la politique européenne de voisinage en faveur de la Tunisie. Le pays recevra 160 millions au titre de l’année 2012-2013. Ils ont également annoncé que ce montant serait doublé après le 24 juillet, date à laquelle les Tunisiens auront élu une assemblée constituante.
L’Union européenne a déjà versé à la Tunisie une aide d’urgence de 17 millions d’euros, peu après le départ de Zine el abidine Ben Ali.
Le soutien de l’Union européenne devrait également dépasser le simple apport financier.
Partenariat avancé
Les représentants de l’Union se sont dits prêts à accorder à la Tunisie le statut de « partenaire avancé » dès que le pays sera un « État de droit et un système démocratique respectueux des droits de l’Homme ».
Après le Maroc en 2008, la Tunisie sera le second pays du Maghreb à profiter de ce partenariat. L’accord ouvre la voie à un « espace économique commun » fondé sur les règles de la Zone européenne de libre échange. « L’UE appuiera les autorités tunisiennes pour la tenue d’une conférence internationale des bailleurs de fonds », a annoncé Stefan Füle.
Le nouveau partenariat veille à la mise en place de structures assurant le respect des droits fondamentaux et s’attache à initier le pays à gérer une administration stable et efficace.
Enfin l’UE a rappelé qu’elle apporterait son aide aux autorités italiennes pour le rappatriement des émigrés tunisiens, concentrés sur les côtes méditerranéennes, et particulièrement sur l’île de Lampedusa.
L’Union envisagerait d’accorder l’asile politique à certains d’entre eux : les Somaliens et Erythréens qui ne pourraient pas regagner leur pays en raison de la guerre.