L'UE réclame de la détermination politique dans la "guerre mondiale" contre le changement climatique
Selon le commissaire européen à l'environnement, réduire les émissions de gaz à effet de serre demande de passer à une "économie de guerre". Il a ajouté que des mesures seraient prochainement prises pour lutter contre la pollution et étendre le système d'échange du carbone.
Selon le commissaire européen à l’environnement, réduire les émissions de gaz à effet de serre demande de passer à une « économie de guerre ». Il a ajouté que des mesures seraient prochainement prises pour lutter contre la pollution et étendre le système d’échange du carbone.
Le commissaire à l’environnement, Stavros Dimas, a défendu les ambitieuses propositions de la Commission visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre, en vue de rassurer les entreprises qui craignent que des mesures unilatérales ne perturbent sérieusement l’économie.
Le 11 janvier 2007, S. Dimas a déclaré à un groupe de parlementaires britanniques à Londres : « Nos propositions ne sont pas faciles à appliquer mais elles sont essentielles » pour circonscrire les conséquences économiques provoquées par le changement climatique dans « la limite du raisonnable », comme l’a montré le rapport Stern au Royaume-Uni.
S. Dimas a déclaré : « Economies endommagées, réfugiés, instabilité politique et vies perdues sont les conséquences habituelles des guerres mais résulteront aussi bientôt d’un changement climatique non maîtrisé ».
« Il est clair que la lutte contre le changement climatique dépasse le cadre de la simple bataille. C’est une guerre mondiale qui durera des années ».
S. Dimas a ajouté : » Cette lutte ressemble à une guerre car pour réduire les émissions, il faut passer à ce qui ressemble de près à une économie de guerre », estimant les bénéfices en termes « de sécurisation de l’approvisionnement et amélioration de la santé publique ». Il a poursuivi en déclarant que la Commission travaillait déjà sur de nouvelles mesures, qui incluent :
- Etendre le système d’échange des quotas d’émission « afin de couvrir plus de secteurs et plus de gaz » et de mettre en relation des systèmes identiques à travers le monde tel que le système volontaire japonais ou le système national émergeant aux Etats-Unis.
- S’attaquer à la pollution des véhicules, mentionnant que l’UE réviserait prochainement sa stratégie sur les émissions de CO2 des nouveaux véhicules. Le commissaire a ajouté : « Il est clair que des mesures plus ambitieuses seront nécessaires pour atteindre nos objectifs de 2012 (moyenne de 120g/km). La Commission soumettra une proposition dans le courant de l’année ».
Dans le même temps, à Bruxelles, le président de la Commission, José Manuel Barroso, a rencontré un groupe de 15 chefs d’entreprises, leur précisant que « c’était tout à leur avantage de prendre la tête et de ne pas subir » le mouvement vers une économie à faible production de carbone.
La plupart d’entre eux ont approuvé et parmi eux, Lars Goeran Joesfsson, directeur général de la société d’électricité suédoise Vattenfall : « Le changement climatique est affaire d’économie et créera de nouveaux emplois ».
Fulvo Conti de la société Enel a poursuivi : « Combattre le changement climatique…est une opportunité économique » et a précisé que les usines italiennes et les autres groupes énergétiques investissaient déjà des milliards d’euros dans la recherche sur l’énergie et l’efficacité énergétique.