L'UE prévoit de reproduire l'expérience Mugabe à l'égard du dictateur biélorusse [FR]

Cherchant un moyen d'autoriser le président biélorusse à participer au sommet à Prague consacré au partenariat oriental, les ministres des Affaires étrangères de l'UE tenteront, aujourd'hui (16 mars), de reproduire l'expérience faite lors d'un autre sommet de l'UE auquel avait été invité le président du Zimbabwe, Robert Mugabe. 

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Cherchant un moyen d’autoriser le président biélorusse à participer au sommet à Prague consacré au partenariat oriental, les ministres des Affaires étrangères de l’UE tenteront, aujourd’hui (16 mars), de reproduire l’expérience faite lors d’un autre sommet de l’UE auquel avait été invité le président du Zimbabwe, Robert Mugabe. 

Il n’y a toujours pas de consensus dans l’UE sur la question de savoir si le président biélorusse, Alexandre Loukachenko, considéré comme le dernier dictateur d’Europe, devrait participer au lancement du partenariat oriental (EURACTIV 04/12/08) lors d’un sommet à Prague.   

Ce sommet, qui aura lieu le 7 mai, réunira des dirigeants de l’UE et des chefs d’Etat et de gouvernement d’Ukraine, de Moldavie, de Géorgie, d’Arménie, d’Azerbaïdjan et de Biélorussie. 

Selon des sources diplomatiques, les Pays-Bas et la Suède sont les pays qui s’opposent le plus à ce que M. Loukachenko participe au sommet. En principe, Prague pourrait prendre l’initiative d’inviter le président biélorusse, mais il vaudrait mieux que des questions aussi sensibles soient coordonnées au sein des 27, ont insisté des observateurs. 

Parallèlement, l’Allemagne et un grand nombre d’autres pays souhaitent récompenser la Biélorussie pour ses récentes actions. Minsk a en effet gagné de la crédibilité politique en reconnaissant les régions séparatistes d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud à la suite du conflit militaire en août 2008. Deux mois plus tard, l’UE a levé temporairement l’interdiction de M. Loukachenko, à la suite de la libération de prisonniers politiques. 

Les ministres européens des Affaires étrangères devront également décider aujourd’hui des actions qu’ils envisagent prendre à l’égard de ces sanctions. Une possibilité serait de les prolonger d’une nouvelle période de six mois. 

Interrogés récemment par EURACTIV sur la question de savoir si l’UE devrait inviter M. Loukachenko au sommet consacré au partenariat oriental à Prague, des représentants biélorusses d’un think tank d’opposition ont indiqué que l’UE pourrait inviter le président biélorusse, mais ne devrait rien lui promettre (EURACTIV 04/03/09).