L'UE 'prend note' du verdict contre Saddam [FR]
La présidence finlandaise reconnaît la condamnation à mort de l'ancien dictateur irakien Saddam Hussein, tout en soulignant l'engagement de l'UE en faveur de procès équitables et son opposition à la peine capitale.
La présidence finlandaise reconnaît la condamnation à mort de l’ancien dictateur irakien Saddam Hussein, tout en soulignant l’engagement de l’UE en faveur de procès équitables et son opposition à la peine capitale.
Dans son communiqué de presse, la présidence finlandaise n’a pas salué le verdict prononcé le 5 novembre 2006, préférant avec précaution en « prendre note ». Elle a dénoncé ce qu’elle qualifie de « violations systématiques, répandues et très graves des droits de l’homme et des lois humanitaires internationales commises par le régime de Saddam Hussein » et a rappelé « la position prise depuis longtemps par l’UE contre la peine de mort », en précisant : « la nature des crimes et la nécessité d’une réconciliation nationale signifient que tous les procès doivent être menés dans le respect de toutes les exigences relatives à un procès équitable ». Toutefois, le ministre finlandais des affaires étrangères, Erkki Tuomioja, s’est montré réservé, doutant que le procès de Saddam Hussein et des sept haut-gradés du régime Ba’ath ait répondu à ces exigences.
La ministre britannique des affaires étrangères, Margaret Beckett, a salué le fait « que Saddam Hussein et les autres accusés aient été présentés devant la justice et aient eu à répondre de leurs crimes », ajoutant que « ce régime avait commis des crimes effroyables. Il est juste que ceux qui sont accusés de tels crimes contre le peuple irakien doivent faire face à la justice irakienne. » Toutefois, M. Beckett n’a fait aucun commentaire sur la peine capitale.
Le président américain George Bush a fait remarquer que « Saddam Hussein aurait le droit de faire appel du jugement », regrettant qu’il « continue à jouir d’un procès équitable et des droits dont il avait privé le peuple irakien ». G. Bush a ajouté que « l’Histoire se souviendrait du verdict d’aujourd’hui comme d’une victoire importante sur la voie vers une société unie, libre et juste ».
Plusieurs observateurs, parmi lequels le gouvernement russe, ont souligné que le verdict coïncidait avec l’apogée de la campagne électorale précédant les élections de mi-mandat du 7 novembre 2006.