L’UE fera pression en faveur d’une taxe sur les transactions financières au G20

L’Union européenne encouragera l’adoption d’une taxe sur les transactions financières lors du G20, sommet rassemblant les 20 plus grandes économies mondiales, en novembre. C’est ce qu’a déclaré le président de la Commission, José Manuel Barroso, mercredi (31 août).

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L’Union européenne encouragera l’adoption d’une taxe sur les transactions financières lors du G20, sommet rassemblant les 20 plus grandes économies mondiales, en novembre. C’est ce qu’a déclaré le président de la Commission, José Manuel Barroso, mercredi (31 août).

Les chefs d'Etat et de gouvernement du G20 doivent se réunir à Cannes, station balnéaire du sud de la France, début novembre.

« Avant le sommet de Cannes, nous présenterons une proposition pour une taxe européenne sur les transactions financières et nous nous engageons à approfondir cela également au niveau du G20 », a déclaré José Manuel Barroso lors d'un discours télévisé. Il a précisé qu'il aborderait la question avec les dirigeants australiens lors de sa visite dans le pays la semaine prochaine.

M. Barroso a ajouté que l'argent provenant de cette taxe pourrait également être employé au financement à long terme du budget de l'UE, précisant que la Commission européenne présenterait des propositions idoines dans les mois à venir.

Les représentants européens ont indiqué que la taxe serait tout d’abord introduite à l’échelle de l’Union, et serait un tremplin pour convaincre les autres membres du G20 de lui emboîter le pas. Une taxe financière pourrait contribuer à réduire la spéculation sur la dette souveraine de la zone euro et aurait un impact économique limité si elle était fixée à un taux suffisamment bas, ont-ils poursuivi.

Michel Barnier, en charge du marché intérieur, a récemment déclaré à la presse qu’il savait que ce serait difficile, et qu’il savait qu’il fallait obtenir l’unanimité [des Etats membres].

La France et l’Allemagne travaillent déjà à une proposition conjointe pour une telle taxe, en tant qu’action bilatérale visant à une meilleure coordination économique entre les membres de la zone euro.

Les banques sont fortement opposées à l’idée d’une taxe sur les transactions financières, depuis longtemps proposée par la France, jugeant que cela ne stabiliserait pas les marchés.

Le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, estime qu'elle ne fonctionnera pas si elle n'est pas appliquée mondialement ; la Grande-Bretagne, qui abrite le plus grand centre financier européen, s’y oppose également si l’Union est la seule à l’appliquer.

EURACTIV with Reuters – Article EURACTIV traduit de l’anglais