L'UE et les Etats-Unis restent unis sur la question du Hamas [FR]
L'UE, les Etats-Unis, la Russie et les Nations Unies ont décidé que le maintien du financement de l'Autorité palestinienne dépendra de la position du futur gouvernement dirigé par le Hamas sur la terreur et le droit d'exister d'Isräel.
L’UE, les Etats-Unis, la Russie et les Nations Unies ont décidé que le maintien du financement de l’Autorité palestinienne dépendra de la position du futur gouvernement dirigé par le Hamas sur la terreur et le droit d’exister d’Isräel.
Adoptant une approche attentiste, l’UE souhaite maintenir le dialogue avec le Hamas, qui devrait diriger le prochain gouvernement palestinien.
Lors du Conseil Affaires générales du 30 janvier, les ministres européens des affaires étrangères se sont mis d’accord pour exiger du « Hamas et de toutes les autres factions qu’ils renoncent à la violence, reconnaissent le droit d’exister d’Israël et se désarment ». Le nouveau gouvernement devra chercher « une solution pacifique et négociée au conflit qui l’oppose à Israël, solution qui doit reposer sur les accords existants et la feuille de route. A partir de cela, l’UE est prête à poursuivre son soutien au développement économique et à la création d’un Etat démocratique palestinien ».
Cette approche européenne a reçu au cours de la même journée le soutien du dénommé « quartette », composé des Etats-Unis, de l’UE, de la Russie et de l’ONU, qui s’était réuni à Londres.
Malgré la conditionnalité de l’aide proposée, la secrétaire d’Etat américaine, Condoleeza Rice, qui considère le Hamas comme une organisation terroriste, a indiqué que les Etats-Unis seraient prêts à tenir compte des besoins humanitaires en Palestine. Ainsi, les associations caritatives pourraient continuer de percevoir une aide même si le Hamas reste sur ses positions.
« Nous travaillons dans la même direction, avec les mêmes aspirations », a déclaré Ursula Plassnik, la ministre des affaires étrangères de l’Autriche, pays qui occupe actuellement la présidence tournante de l’UE.
L’UE est le principal donateur à l’Autorité palestinienne. Elle a ainsi versé 500 millions d’euros en 2005 pour les infrastructures, l’aide alimentaire, les services sociaux et le soutien des élections.